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Personnellement la maniabilité est superbe! On a tout sous la main!
(pas comme les synthés Waldorf rack...hein!)
ENORMEMENT DE CARACTERISTIQUES !!!
Personnellement la maniabilité est superbe! On a tout sous la main!
(pas comme les synthés Waldorf rack...hein!)
ENORMEMENT DE CARACTERISTIQUES !!!
Ce synthé est LE SYNTHE pour qui veut aborder la synthèse soustractive sans se ruiner !!
Idéal pour commencer avant un bon analo. (comptez au moins 10x plus cher!)
Idéal pour commencer avant un bon analo. (comptez au moins 10x plus cher!)
...alors les sons générés sont bons et intéressants, mais il existe beaucoup mieux !!! c'est pour ça qu'il est difficile de ne pas descendre ce synthé devant de véritables monstres de la synthèse sonore !
mais pour le prix !!!! ce synthé est une perle. (en plus il est classe!)
mais pour le prix !!!! ce synthé est une perle. (en plus il est classe!)
Vous devez passer par ce synthé si vous souhaitez expérimenter la synthèse soustrative !
J'ai décidé de publier un avis très complet sur le V-synth XT. J'ai pas mal fouillé la machine et je pense avoir vu juste, mais n'hésitez pas à me laisser un message si vous relevez une erreur, je corrigerai.
Que ceux qui n'aiment pas les détails passent leur chemin!
Caractéristiques:
Synthétiseur sous forme de rack au format 19 pouces de forme non-conventionnelle. Il peut être racké normalement, ou bien être posé, sa façade restant alors inclinée. Des tampons sous la façade inférieure l'empêche de glisser.
Pour faire simple, un V-synth XT, c'est:
- 2 types d'oscillateurs: un virtual analog relativement classique à base d'oscillateurs numériques, et un sampler d'un genre particulier, puisqu'utilisant la technologie Variphrase: il permet de contrôler indépendant le pitch d'un échantillon, son formant et sa vitesse, alors que les 3 sont liés sur un sampler classique. La polyphonie est de 24 voies maximum. Chaque son est composé de 2 oscillateurs, chacun d'entre eux pouvant être du type virtual analog ou PCM. Il dispose aussi d'entrées audio pour se transformer en puissant processeur d'effet temps réel.
- Des effets COSM, qui modélisent des effets inspirés de rack de guitaristes principalement, mais aussi plus classiques comme des filtres et des effets dynamiques.
- Un sampler qui permet d'importer des fichiers son ou d'enregistrer une source audio externe dans 50 Mo de mémoire.
- Un magnifique écran LCD couleur tactile (celui de la version clavier n'est pas en couleur!)
- 8 contrôleurs assignables en façade.
- 4 sorties, 2 entrées format jack 6.35 à l'arrière, et une excellente prise micro en façade, sans oublier une prise USB et un trio de prises MIDI, ainsi que des E/S numériques au format S/PDIF (coaxial et optiques)
- Et, spécificité à ce V-synth XT par rapport à la version clavier, 2 cartes incluses d'origine: VC-1 (émulation du mithyque D50 des années 80!) et VC-2 (processeur vocal). A noter qu'un V-synth XT a toujours l'OS 2.0 embarqué d'office: cet OS rajoute des oscillateurs supplémentaires et un modulateur pas à pas, entre autres.
Que ceux qui n'aiment pas les détails passent leur chemin!
Caractéristiques:
Synthétiseur sous forme de rack au format 19 pouces de forme non-conventionnelle. Il peut être racké normalement, ou bien être posé, sa façade restant alors inclinée. Des tampons sous la façade inférieure l'empêche de glisser.
Pour faire simple, un V-synth XT, c'est:
- 2 types d'oscillateurs: un virtual analog relativement classique à base d'oscillateurs numériques, et un sampler d'un genre particulier, puisqu'utilisant la technologie Variphrase: il permet de contrôler indépendant le pitch d'un échantillon, son formant et sa vitesse, alors que les 3 sont liés sur un sampler classique. La polyphonie est de 24 voies maximum. Chaque son est composé de 2 oscillateurs, chacun d'entre eux pouvant être du type virtual analog ou PCM. Il dispose aussi d'entrées audio pour se transformer en puissant processeur d'effet temps réel.
- Des effets COSM, qui modélisent des effets inspirés de rack de guitaristes principalement, mais aussi plus classiques comme des filtres et des effets dynamiques.
- Un sampler qui permet d'importer des fichiers son ou d'enregistrer une source audio externe dans 50 Mo de mémoire.
- Un magnifique écran LCD couleur tactile (celui de la version clavier n'est pas en couleur!)
- 8 contrôleurs assignables en façade.
- 4 sorties, 2 entrées format jack 6.35 à l'arrière, et une excellente prise micro en façade, sans oublier une prise USB et un trio de prises MIDI, ainsi que des E/S numériques au format S/PDIF (coaxial et optiques)
- Et, spécificité à ce V-synth XT par rapport à la version clavier, 2 cartes incluses d'origine: VC-1 (émulation du mithyque D50 des années 80!) et VC-2 (processeur vocal). A noter qu'un V-synth XT a toujours l'OS 2.0 embarqué d'office: cet OS rajoute des oscillateurs supplémentaires et un modulateur pas à pas, entre autres.
C'est simple: tout réside dans l'écran tactile, sa qualité, sa lisibilité et sa fluidité. Pas de doute, il répond présent. Bien dimensionné (il ne fallait pas moins), il est très lumineux et muni de superbes couleurs. Dans le cas présent, ce n'est pas du luxe, car les nombreux paramètres sont bien mis en valeurs. Au départ, un "beep" assez énervant se manifeste à la sélection de chaque paramètre. Heureusement, il est débrayable. Le rétro-éclairage, très lumineux, n’est pas tout à fait uniforme sur toute la surface de l’écran, les lampes étant disposées sur les bords. Ce n’est pas gênant.
A l'usage, cet écran permet beaucoup de choses: non seulement la sélection des paramètres et des différents menus, mais aussi carrément la possibilité de "tirer" sur les boutons, les points des enveloppes et les sliders virtuels pour paramétrer. Hélas, ces "dessins" au doigt sont particulièrement délicats à faire, car nos doigt sont bien trop gros pour sélectionner le bon paramètre quand il y en a un autre à proximité. Pareil pour les points des enveloppes, souvent trop rapprochés pour être sélectionnables individuellement. Que faire alors? Facile: on sélectionne au doigt, mais on change la valeur grâce à la molette "value" (c'est une molette crantée, sans fin: en faisant shift, on incrémente 10 par 10 au lieu de 1 par 1). Et si ça n'est encore pas précis, on peut toujours sauter d'un paramètre à l'autre avec les flèches directionnelles.
Cet écran remplit donc très bien son office au final, puisque ses limites sont facilement contournables. A noter sa remarquable fluidité.
Un bémol toutefois: on voit qu'il a été optimisé pour le mode "V-synth" haut en couleur, mais pas pour les modes VC-1 et VC-2, dont l'interface vert / gris est triste comme une soirée de Novembre en Ukraine. Par ailleurs, ces 2 modes ne bénéficient pas du même niveau de convivialité: les enveloppes du VC-1 par exemple sont représentés par des champs numériques, et non des courbes d'enveloppe. Mais c'est plutôt un reproche à l'OS qu'à l'écran tactile en lui même qui fait (bien) ce qu'on lui demande.
Le reste de la machine inspire la robustesse: superbe façade en alu peint brossé (très classieux), du métal sur tous les côtés (ce qui ne l'empêche pas d'être léger), des équerres de rackage inclinables, des poignées métalliques finalement bien pratique vue la préhension pas évidente de cet appareil biscornu, des potentiomètres assez solides, bien linéaires et au toucher métal/caoutchouc agréable, et des boutons dont certains sont rétro-éclairés d'un bel orange luminescent. Un instrument qui ne passe pas inaperçu et qui est très classe.
A l'allumage du V-synth XT, on est étonné par le temps de chargement de l'OS: compter une trentaine de secondes (fichtre!!!): première déception, car, bien sûr, on a droit à ce long chargement à chaque mise sous tension de l'appareil.
Une fois arrivé sur la fenêtre principale, on peut passer, via la touch "V-card", à l'un des 2 autres modes. Tout de suite, la question vient à l'esprit: si chaque OS est indépendant, le V-synth XT ne pouvant en charger qu'un seul à la fois, comment fait-on si, par exemple, on veut faire une séquence avec un son de D50 issu de la VC-1, un autre de la VC-2 (un vocoder, par exemple) et un sample du V-synth? Et si on veut faire passer le D50 par les effets COSM du V-synth? Réponse à toutes ces questions: on fait pas. Aucune solution! Voilà ce que les acheteurs de cette machine doivent bien piger: un V-synth XT est un hardware capable de charger, au choix, l'un de ses 3 OS, mais ceux-ci sont complètement cloisonnés, indépendants, pas mixables: mais que c'est navrant, rageant, frustrant, que dis-je: REVOLTANT !!!
Passé la déception, explorons ces OS. A tout seigneur, tout honneur, le mode V-synth Version 2.0.
Un mot sur l'USB et le MIDI en général: l'USB est, sur le papier, capable de tout faire: transfert de sample (en USB 1.1, ça va pas vite, mais vu la mémoire embarquée, ça ira), transferts entre l'ordinateur, la mémoire interne du V-synth (capable de ne stocker qu'un "projet" à la fois) et la PC card (accès relativement rapide). Ces transferts n'utilisent que le pilote générique de Windows (comme un appareil photo numérique ou un clé USB), mais nécessitent de faire une manip sur le V-synth: la connection USB. Se lance alors un menu qui empêche d'utiliser tout le reste de l'appareil (pas moyen bien sûr de charger le V-synth en temps masqué). Une fois la petite affaire effectuée, on se déconnecte de l'USB et on retourne en mode "patch". A ne pas confondre avec le mode "disk" qui, lui, permet d'aller lire sur la PC card, et qui n'a rien à voir avec le mode USB. Bien que monopolisant la machine (pas de chargement « à la volée » ou en temps masqué), ces fonctions de transfert de samples et de projet sont fiables.
L'USB est également censé remplacer les câbles MIDI traditionnels. Malheureusement, je vous le déconseille fortement. Cette manip nécessite cette fois l'installation d'un pilote Roland comme n'importe quelle interface MIDI. Ensuite, tout va à peu près bien, car les notes sont rejouées sans problème particulier, ainsi que l'action des contrôleurs. Hélas, il y a un gros soucis: les signaux d'horloge MIDI venant de l'extérieur du V-synth XT (ex: autre synthé, séquenceur) ne sont pas reconnus par USB. Non seulement aucune synchronisation MIDI n'est possible (c'est déjà inadmissible!), mais l'horloge MIDI du V-synth semble bloquée: adieu arpégiateur et step modulator ! Ils restent désespérement immobiles et donc muets! La seule solution est alors de remettre le V-synth XT en horloge interne, ou bien...de revenir aux bons vieux câbles MIDI. Et là, tout rentre dans l'ordre, comme par magie. Un beau gâchis.
Dernier usage, un peu plus exotique, de l’USB: interface audio numérique! Le pilote USB transforme le V-synth XT en carte son et permet de faire de l'acquisition audio-numérique, et fait rejouer le son de l'ordinateur par le V-synth! Je me suis peu aventuré sur la question, car je suis bien équipé par ailleurs, et la latence annoncée par Cubase m'a bien refroidie (largement au-delà des 10 ms). Mais ceux qui aiment le risque pourront toujours tenter l'aventure.
A propos de synchro MIDI, je regrette que celle-ci ne soit pas un réglage global de l’appareil, mais rattachée au projet. Autre projet chargé, autre réglage de synchro.
Un mot sur les logiciels fournis: c'est rapide, il n'y en a qu'un, qui est un bibliothécaire. Il sert donc à archiver ses sons et les échanger entre banques. C'est un outil très spartiate, mais il fonctionne bien. Et c'est tout: pas d'éditeur qui aurait permis de racker l'engin dans un coin du studio pour ne plus avoir à y toucher, rien de rien. Ca devient un peu chiche de nos jours, je trouve, même si on peut penser qu’un bel écran tactile vaut tous les éditeurs du monde.
Quelques astuces pour gagner du temps:
En vrac, quelques astuces pour gagner du temps
- pour changer la « zone » d'un patch, faire shift + flèche gauche / droite
- pour avoir sous la main ses patches préférés, la fonction palette est là. Elle se lance via la touch Key Pad (une touche « palette », ça aurait été trop simple…). En pressant les touches 1 à 8, on saute d'un favori à l'autre directement. On peut le personnaliser, bien sûr: si on veut faire correspondre le patch 352 à la touche 8, aller sur le patch 352, faire Shift+8, et le tour est joué. 8 banques de 8 presets peuvent être confectionnés ainsi. Pour passer d'une banque à l'autre, faire Bank+ ou Bank-
- Toujours en mode Palette, pour parcourir les patches par 100, taper 0 (pour faire -100) ou 9 (pour faire +100). Pour sortir du mode palette, rappuyer sur Key Pad.
Le mode Control:
- Il permet de pallier à l'absence sur le V-synth XT du pad de contrôle. Pour mémoire, sur le clavier, il a une utilisation double: Time Trip Pad, dont la vocation est d'offrir une surface circulaire que notre doigt suit à la trace pour influer sur la vitesse d'exécution des samples. Et le contrôle plus classique X/Y: les déplacements de notre doigt en abcisse ou en ordonnée influent sur 2 paramètres du son, le plus souvent la fréquence et la résonance d'un filtre. Le v-synth XT offre, via un appui sur la touche CTRL un pad virtuel sur l'écran tactile reprenant aussi bien le Time Trip Pad que la pad X/Y (sur la version clavier, un vrai pad sur la façade du synthé existe). Bien sûr, en mode global, on peut choisir quels CC Midi seront modifié par l'action du pad X/Y, afin d'enregistrer tout cela en Midi dans un séquenceur audio-numérique et piloter d’éventuels instruments externe. Ne pas oublier à ce moment-là de sélectionner en entrée MIDI le V-synth XT.
- Je dois dire que le Time Trip Pad est quand même quelque chose d'impressionnant. Au lieu de se comporter comme une traditionnelle molette de Jog/Shuttle qui va ralentir le tempo tout en abaissant le pitch jusqu'à ne plus rien entendre, Time Trip Pad met à profit le variphrase, et ralentit le tempo sans toucher ni au pitch ni au formant. Du coup, un arrêt complet ne se solde pas par du silence, mais par un son "figé", un peu comme ce qu'on arrive à faire en synthèse granulaire!
- Déplacer le doigt de 5mm pour faire un morphing de texture sonore, le tout sans effet d'escalier: effet garanti, mais uniquement pour les sons à base de samples, bien entendu.
- Le mode control permet aussi d'activer l'envoi de CC MIDI à l'extérieur de l'appareil quand on utilise les potentiomètres de contrôle de la façade. La correspondance potentiomètre / numéro de CC MIDI se règle en mode System / onglet Controller.
- Je passe sur le mode V-link qui permet, via une prise MIDI, de synchroniser le son à l'image pour les quelques périphériques de montage vidéo compatible à ce format (de marque Edirol pour la plupart)
Mode Rythm Play: nouveau mode apparu avec l'OS 2.0, le mode rythm play est censé combler une lacune du premier OS en permettant au V-synth de se fabriquer de vrais kits rythmiques. L'ancienne façon consistait à fabriquer un patch par Zone, chacun des 16 patches correspondant à un son de percu. Inconvénient: on était limité à 16 sons (puisque 16 zones maxi), et cela amputait d'autant la multitimbralité puisque les zones étaient squattées par des sons de percus. Désormais, le mode Rythm permet d'affecter autant de son qu'on a de touches de clavier (61 maxi). On peut toujours affecter une zone différente à chaque touche (sachant qu'on reste au maxi de 16). Mais ce mode n'a pas fait avancer beaucoup de schmilblick: on est content d'avoir plus de sons sous les doigts, mais c'est limite pire, car on ne peut plus accéder simultanément aux autres sons de l'appareil! Le mode Rythm se la joue solitaire! Mieux vaut donc éviter ce mode rythm play qui n'apporte pas grand chose et se montre encore plus limitatif.
Mode Arpégiateur / Step Modulator: chaque patch dispose d'une arpiégiateur et d'un quadruple step modulator. L'arpégiateur est très bien fait. Il peut envoyer des notes, mais aussi des CC MIDI. Il possède 2 modes: l'un classique pour un arpégiateur, composés de différents motifs classiques (up, down, random, etc) mais il dispose d'un éditeur de pattern plus évolué qui se présente sous la forme d'une matrice. En X, on a les pas, jusqu'à 32 maximum. En Y, on a 16 évènements déclenchables. C'est assez malin, parce que si on a besoin de déclencher 4 fois la note C4, on ne met la note C4 qu'une seule fois dans l'un des 16 emplacements , mais on met 4 points dans la matrice. De plus, on peut "doser" chaque point, en lui attribuant une valeur. En fait, on est plus proche du séquenceur pas à pas que du véritable arpégiateur. Il y a un paramètre de shuffle. On peut saisir les notes en pas à pas, ou en temps réel. Comme il reste difficile à programmer, une astuce assez connue: synchroniser le V-synth XT en MIDI avec un séquenceur MIDI externe (donc pas en USB puisque ça marche pas), programmer son motif sur le séquenceur externe (c'est quand même plus facile à la souris sur un grand écran), puis l'enregistrer en temps réel dans le V-synth XT.
Le Step Modulator est un peu différent. Il y a en fait jusqu'à 4 step modulators indépendants qui tournent en simultané et qui sont synchronisés. Ici, seulement 16 pas et une seule destination, mais une vraie matrice de modulation, puisqu'un listing déroulant permet de contrôler quasiment tout ce qui a un intérêt à être contrôlé. Le pitch d'un oscillo (ce qui permet de faire des séquences ou des motifs rythmiques quand un patch se présente sous le forme d'un Kit de Batterie à 16 zones), un filtre, un paramètre d'enveloppe, un paramètre d'un effet COSM...Il y en a des dizaines, qui ne sont jamais les mêmes selon les paramètres disponibles dans un patch donné. En revanche, pas de CC MIDI en destination ici, dommage. Le step modulator se présente sous forme de graphique à 16 colonnes dont la valeur va de -63 à +63. Grandiose: on peut dessiner le contour des 16 colonnes au doigt sur l'écran tactile! Ce n'est pas très précis, mais ça permet de dégrossir, on affine ensuite avec les champs numériques et la molette value. Pour les destinations qui préfèrent être continues plutôt que discrétisées sur 16 pas, un paramètre Smooth permet de lisser les 16 colonnes et ne faire plus qu'une courbe continue. Pour finir, le step modulator peut aller dans différentes direction: en avant et cyclique, en avant puis en arrière, en arrière cyclique...Et je rappelle qu'on peut faire ceci 4 fois via 4 step modulators! Roland a même pensé à rendre possible la copie d'un motif de courbe d'un step modulator sur un autre. Quelques paramètres d'édition existent aussi (inverser une courbe par exemple). On peut en faire un super LFO par exemple, en lui dessinant une courbe complexe et en l'assignant à un paramètre impossible à contrôler avec un LFO normal. Chacune des 4 courbes possède sa propre page, a une couleur différente pour être encore plus lisible, et est totalement paramétrable indépendamment des 3 autres. Bref: une réussite totale, un outil qui sait rester simple et créatif: on comprend ce qu'il se passe, parce que tout reste visuel.
A l'usage, cet écran permet beaucoup de choses: non seulement la sélection des paramètres et des différents menus, mais aussi carrément la possibilité de "tirer" sur les boutons, les points des enveloppes et les sliders virtuels pour paramétrer. Hélas, ces "dessins" au doigt sont particulièrement délicats à faire, car nos doigt sont bien trop gros pour sélectionner le bon paramètre quand il y en a un autre à proximité. Pareil pour les points des enveloppes, souvent trop rapprochés pour être sélectionnables individuellement. Que faire alors? Facile: on sélectionne au doigt, mais on change la valeur grâce à la molette "value" (c'est une molette crantée, sans fin: en faisant shift, on incrémente 10 par 10 au lieu de 1 par 1). Et si ça n'est encore pas précis, on peut toujours sauter d'un paramètre à l'autre avec les flèches directionnelles.
Cet écran remplit donc très bien son office au final, puisque ses limites sont facilement contournables. A noter sa remarquable fluidité.
Un bémol toutefois: on voit qu'il a été optimisé pour le mode "V-synth" haut en couleur, mais pas pour les modes VC-1 et VC-2, dont l'interface vert / gris est triste comme une soirée de Novembre en Ukraine. Par ailleurs, ces 2 modes ne bénéficient pas du même niveau de convivialité: les enveloppes du VC-1 par exemple sont représentés par des champs numériques, et non des courbes d'enveloppe. Mais c'est plutôt un reproche à l'OS qu'à l'écran tactile en lui même qui fait (bien) ce qu'on lui demande.
Le reste de la machine inspire la robustesse: superbe façade en alu peint brossé (très classieux), du métal sur tous les côtés (ce qui ne l'empêche pas d'être léger), des équerres de rackage inclinables, des poignées métalliques finalement bien pratique vue la préhension pas évidente de cet appareil biscornu, des potentiomètres assez solides, bien linéaires et au toucher métal/caoutchouc agréable, et des boutons dont certains sont rétro-éclairés d'un bel orange luminescent. Un instrument qui ne passe pas inaperçu et qui est très classe.
A l'allumage du V-synth XT, on est étonné par le temps de chargement de l'OS: compter une trentaine de secondes (fichtre!!!): première déception, car, bien sûr, on a droit à ce long chargement à chaque mise sous tension de l'appareil.
Une fois arrivé sur la fenêtre principale, on peut passer, via la touch "V-card", à l'un des 2 autres modes. Tout de suite, la question vient à l'esprit: si chaque OS est indépendant, le V-synth XT ne pouvant en charger qu'un seul à la fois, comment fait-on si, par exemple, on veut faire une séquence avec un son de D50 issu de la VC-1, un autre de la VC-2 (un vocoder, par exemple) et un sample du V-synth? Et si on veut faire passer le D50 par les effets COSM du V-synth? Réponse à toutes ces questions: on fait pas. Aucune solution! Voilà ce que les acheteurs de cette machine doivent bien piger: un V-synth XT est un hardware capable de charger, au choix, l'un de ses 3 OS, mais ceux-ci sont complètement cloisonnés, indépendants, pas mixables: mais que c'est navrant, rageant, frustrant, que dis-je: REVOLTANT !!!
Passé la déception, explorons ces OS. A tout seigneur, tout honneur, le mode V-synth Version 2.0.
Un mot sur l'USB et le MIDI en général: l'USB est, sur le papier, capable de tout faire: transfert de sample (en USB 1.1, ça va pas vite, mais vu la mémoire embarquée, ça ira), transferts entre l'ordinateur, la mémoire interne du V-synth (capable de ne stocker qu'un "projet" à la fois) et la PC card (accès relativement rapide). Ces transferts n'utilisent que le pilote générique de Windows (comme un appareil photo numérique ou un clé USB), mais nécessitent de faire une manip sur le V-synth: la connection USB. Se lance alors un menu qui empêche d'utiliser tout le reste de l'appareil (pas moyen bien sûr de charger le V-synth en temps masqué). Une fois la petite affaire effectuée, on se déconnecte de l'USB et on retourne en mode "patch". A ne pas confondre avec le mode "disk" qui, lui, permet d'aller lire sur la PC card, et qui n'a rien à voir avec le mode USB. Bien que monopolisant la machine (pas de chargement « à la volée » ou en temps masqué), ces fonctions de transfert de samples et de projet sont fiables.
L'USB est également censé remplacer les câbles MIDI traditionnels. Malheureusement, je vous le déconseille fortement. Cette manip nécessite cette fois l'installation d'un pilote Roland comme n'importe quelle interface MIDI. Ensuite, tout va à peu près bien, car les notes sont rejouées sans problème particulier, ainsi que l'action des contrôleurs. Hélas, il y a un gros soucis: les signaux d'horloge MIDI venant de l'extérieur du V-synth XT (ex: autre synthé, séquenceur) ne sont pas reconnus par USB. Non seulement aucune synchronisation MIDI n'est possible (c'est déjà inadmissible!), mais l'horloge MIDI du V-synth semble bloquée: adieu arpégiateur et step modulator ! Ils restent désespérement immobiles et donc muets! La seule solution est alors de remettre le V-synth XT en horloge interne, ou bien...de revenir aux bons vieux câbles MIDI. Et là, tout rentre dans l'ordre, comme par magie. Un beau gâchis.
Dernier usage, un peu plus exotique, de l’USB: interface audio numérique! Le pilote USB transforme le V-synth XT en carte son et permet de faire de l'acquisition audio-numérique, et fait rejouer le son de l'ordinateur par le V-synth! Je me suis peu aventuré sur la question, car je suis bien équipé par ailleurs, et la latence annoncée par Cubase m'a bien refroidie (largement au-delà des 10 ms). Mais ceux qui aiment le risque pourront toujours tenter l'aventure.
A propos de synchro MIDI, je regrette que celle-ci ne soit pas un réglage global de l’appareil, mais rattachée au projet. Autre projet chargé, autre réglage de synchro.
Un mot sur les logiciels fournis: c'est rapide, il n'y en a qu'un, qui est un bibliothécaire. Il sert donc à archiver ses sons et les échanger entre banques. C'est un outil très spartiate, mais il fonctionne bien. Et c'est tout: pas d'éditeur qui aurait permis de racker l'engin dans un coin du studio pour ne plus avoir à y toucher, rien de rien. Ca devient un peu chiche de nos jours, je trouve, même si on peut penser qu’un bel écran tactile vaut tous les éditeurs du monde.
Quelques astuces pour gagner du temps:
En vrac, quelques astuces pour gagner du temps
- pour changer la « zone » d'un patch, faire shift + flèche gauche / droite
- pour avoir sous la main ses patches préférés, la fonction palette est là. Elle se lance via la touch Key Pad (une touche « palette », ça aurait été trop simple…). En pressant les touches 1 à 8, on saute d'un favori à l'autre directement. On peut le personnaliser, bien sûr: si on veut faire correspondre le patch 352 à la touche 8, aller sur le patch 352, faire Shift+8, et le tour est joué. 8 banques de 8 presets peuvent être confectionnés ainsi. Pour passer d'une banque à l'autre, faire Bank+ ou Bank-
- Toujours en mode Palette, pour parcourir les patches par 100, taper 0 (pour faire -100) ou 9 (pour faire +100). Pour sortir du mode palette, rappuyer sur Key Pad.
Le mode Control:
- Il permet de pallier à l'absence sur le V-synth XT du pad de contrôle. Pour mémoire, sur le clavier, il a une utilisation double: Time Trip Pad, dont la vocation est d'offrir une surface circulaire que notre doigt suit à la trace pour influer sur la vitesse d'exécution des samples. Et le contrôle plus classique X/Y: les déplacements de notre doigt en abcisse ou en ordonnée influent sur 2 paramètres du son, le plus souvent la fréquence et la résonance d'un filtre. Le v-synth XT offre, via un appui sur la touche CTRL un pad virtuel sur l'écran tactile reprenant aussi bien le Time Trip Pad que la pad X/Y (sur la version clavier, un vrai pad sur la façade du synthé existe). Bien sûr, en mode global, on peut choisir quels CC Midi seront modifié par l'action du pad X/Y, afin d'enregistrer tout cela en Midi dans un séquenceur audio-numérique et piloter d’éventuels instruments externe. Ne pas oublier à ce moment-là de sélectionner en entrée MIDI le V-synth XT.
- Je dois dire que le Time Trip Pad est quand même quelque chose d'impressionnant. Au lieu de se comporter comme une traditionnelle molette de Jog/Shuttle qui va ralentir le tempo tout en abaissant le pitch jusqu'à ne plus rien entendre, Time Trip Pad met à profit le variphrase, et ralentit le tempo sans toucher ni au pitch ni au formant. Du coup, un arrêt complet ne se solde pas par du silence, mais par un son "figé", un peu comme ce qu'on arrive à faire en synthèse granulaire!
- Déplacer le doigt de 5mm pour faire un morphing de texture sonore, le tout sans effet d'escalier: effet garanti, mais uniquement pour les sons à base de samples, bien entendu.
- Le mode control permet aussi d'activer l'envoi de CC MIDI à l'extérieur de l'appareil quand on utilise les potentiomètres de contrôle de la façade. La correspondance potentiomètre / numéro de CC MIDI se règle en mode System / onglet Controller.
- Je passe sur le mode V-link qui permet, via une prise MIDI, de synchroniser le son à l'image pour les quelques périphériques de montage vidéo compatible à ce format (de marque Edirol pour la plupart)
Mode Rythm Play: nouveau mode apparu avec l'OS 2.0, le mode rythm play est censé combler une lacune du premier OS en permettant au V-synth de se fabriquer de vrais kits rythmiques. L'ancienne façon consistait à fabriquer un patch par Zone, chacun des 16 patches correspondant à un son de percu. Inconvénient: on était limité à 16 sons (puisque 16 zones maxi), et cela amputait d'autant la multitimbralité puisque les zones étaient squattées par des sons de percus. Désormais, le mode Rythm permet d'affecter autant de son qu'on a de touches de clavier (61 maxi). On peut toujours affecter une zone différente à chaque touche (sachant qu'on reste au maxi de 16). Mais ce mode n'a pas fait avancer beaucoup de schmilblick: on est content d'avoir plus de sons sous les doigts, mais c'est limite pire, car on ne peut plus accéder simultanément aux autres sons de l'appareil! Le mode Rythm se la joue solitaire! Mieux vaut donc éviter ce mode rythm play qui n'apporte pas grand chose et se montre encore plus limitatif.
Mode Arpégiateur / Step Modulator: chaque patch dispose d'une arpiégiateur et d'un quadruple step modulator. L'arpégiateur est très bien fait. Il peut envoyer des notes, mais aussi des CC MIDI. Il possède 2 modes: l'un classique pour un arpégiateur, composés de différents motifs classiques (up, down, random, etc) mais il dispose d'un éditeur de pattern plus évolué qui se présente sous la forme d'une matrice. En X, on a les pas, jusqu'à 32 maximum. En Y, on a 16 évènements déclenchables. C'est assez malin, parce que si on a besoin de déclencher 4 fois la note C4, on ne met la note C4 qu'une seule fois dans l'un des 16 emplacements , mais on met 4 points dans la matrice. De plus, on peut "doser" chaque point, en lui attribuant une valeur. En fait, on est plus proche du séquenceur pas à pas que du véritable arpégiateur. Il y a un paramètre de shuffle. On peut saisir les notes en pas à pas, ou en temps réel. Comme il reste difficile à programmer, une astuce assez connue: synchroniser le V-synth XT en MIDI avec un séquenceur MIDI externe (donc pas en USB puisque ça marche pas), programmer son motif sur le séquenceur externe (c'est quand même plus facile à la souris sur un grand écran), puis l'enregistrer en temps réel dans le V-synth XT.
Le Step Modulator est un peu différent. Il y a en fait jusqu'à 4 step modulators indépendants qui tournent en simultané et qui sont synchronisés. Ici, seulement 16 pas et une seule destination, mais une vraie matrice de modulation, puisqu'un listing déroulant permet de contrôler quasiment tout ce qui a un intérêt à être contrôlé. Le pitch d'un oscillo (ce qui permet de faire des séquences ou des motifs rythmiques quand un patch se présente sous le forme d'un Kit de Batterie à 16 zones), un filtre, un paramètre d'enveloppe, un paramètre d'un effet COSM...Il y en a des dizaines, qui ne sont jamais les mêmes selon les paramètres disponibles dans un patch donné. En revanche, pas de CC MIDI en destination ici, dommage. Le step modulator se présente sous forme de graphique à 16 colonnes dont la valeur va de -63 à +63. Grandiose: on peut dessiner le contour des 16 colonnes au doigt sur l'écran tactile! Ce n'est pas très précis, mais ça permet de dégrossir, on affine ensuite avec les champs numériques et la molette value. Pour les destinations qui préfèrent être continues plutôt que discrétisées sur 16 pas, un paramètre Smooth permet de lisser les 16 colonnes et ne faire plus qu'une courbe continue. Pour finir, le step modulator peut aller dans différentes direction: en avant et cyclique, en avant puis en arrière, en arrière cyclique...Et je rappelle qu'on peut faire ceci 4 fois via 4 step modulators! Roland a même pensé à rendre possible la copie d'un motif de courbe d'un step modulator sur un autre. Quelques paramètres d'édition existent aussi (inverser une courbe par exemple). On peut en faire un super LFO par exemple, en lui dessinant une courbe complexe et en l'assignant à un paramètre impossible à contrôler avec un LFO normal. Chacune des 4 courbes possède sa propre page, a une couleur différente pour être encore plus lisible, et est totalement paramétrable indépendamment des 3 autres. Bref: une réussite totale, un outil qui sait rester simple et créatif: on comprend ce qu'il se passe, parce que tout reste visuel.
Le parcours des patches est tout de suite impressionnant: cet instrument ne sonne comme aucun autre. Cela sonne gros, bien sûr, dynamique, synthétique, mais pas vraiment numérique: de nombreux patches usent et abusent des effets COSM dont la liste comporte de nombreux simulateurs d'ampli, d'émulation de pédales BOSS, de Waveshapers et autre Bit Reducer...De quoi dévergonder les sons de base et salir tout cela comme il faut. Des loops tantôt synthétiques, tantôt ethniques / world, métal, Trip-Hop, Rap US...sont de la partie, faisant appel à des PCM à base de loops ou, plus simplement, à des sons de percus mis en oeuvre via l'arpégiateur. Roland n'a pas oublié ses classiques: de nombreux pads et lead de Juno, Jupiter, SH, TB303, voire Oberheim, Moog, Prophet son de la partie. Bonne surprise: les sons de synthé bass sont excellents, le timbre est vraiment très profond, j’ai été assez surpris pour un instrument numérique. Autre catégorie où il excelle: les sons de voix. Il y en a pour tous les goûts: voix classiques naturelles servies par d'excellents traitements internes (les réverbes, notamment), choeurs plus synthétiques, mélopées mystiques, ...Saisissant. C'est là que la technologie Variphrase donne le meilleur d'elle même: là où un sampler classique chargerait un magnifique sample de voix solo sur une note en la décalant sur les autres en modifiant le formant et surtout la vitesse, le Variphrase permet à l'échantillon de rester à vitesse constante tout au long de la tessiture du clavier et respecte mieux ses formants: la transposition est naturelle sur une large étendue du clavier, évitant l'effet "schtroumpf" dans les aigus et "dark vador" dans les graves. Cela présente plusieurs avantages: au-delà d'une qualité sonore accrue, cela permet de ne pas avoir à charger plusieurs samples pour un son, astuce souvent nécessaire pour pallier aux limitations de l'échantillonnage classique. Du coup, on est moins étonné de ne trouver dans la machine que 50 Mo, la quantité de mémoire requise par les PCM variphrasés étant logiquement plus faible. Autre avantage: pour ce qui est des samples vocaux avec des morceaux de phrases, un accord plaqué ne se traduit pas par une désynchronisation, mais par une superbe phrase...Chantée en choeur! Enfin, les loops seront aussi synchro si plusieurs touches sont déclenchées. Dernier avantage, et de taille: le variphrase sait "découper" en slices un motif rythmique et en extraire le tempo. Du coup, il sait aussi le synchroniser à une horloge MIDI venant de l'extérieur. Naturellement, le V-synth XT applique indifféremment cette technologie à ses propres PCM comme aux fichiers Wav/AIFF importés. Différents modes de déclenchement existent, du classique "Rettriger" (le sample est lu depuis son début à chaque fois qu'une note est touchée) au génialissime "Legato": Idem, sauf qu'un jeu Legato permet de commencer une phrase avec une note et de la terminer avec d'autres jouée plus tard pourvu qu’elles soient liées! Imparable, unique!
A noter que, si indispensable que soit le mode Variphrase, il est malgré tout débrayable et le V-synth XT redevient alors un sampler classique.
Un inconvénient toutefois: pour appliquer la technologie Variphrase, le V-synth XT a besoin d'encoder les échantillons importés: cela prend quelque secondes et peut nécessiter quelques retouches, mais une fois que c'est fait, on sauvegarde le preset et c'est terminé.
Chacun des 2 oscillateurs dispose ensuite de plusieurs onglets, jouant sur le pitch, la vitesse et le formant, chacun étant indépendant l'un de l'autre pour les échantillons variphrasés, modulable chacun par une enveloppe distincte, ainsi que par un LFO (commun, hélas). Concernant la vitesse, un exemple d'astuce géniale et toute simple: le paramètre Speed commande la vitesse de lecture d'un sample. Donc, quand on augmente la valeur, il accélère (toujours en respectant pitch et formant). Mais ce paramètre peut aussi avoir des valeurs négatives. Que se passe-t-il alors? Simple: le sample est lu à l'envers en-dessous la valeur -20, la valeur 0 lisant le sample à sa vitesse d'origine. Et plus la valeur est "fortement négative", plus la lecture à l'envers est rapide. N'importe quel sampler peut "inverser" la lecture d'un sample, mais le V-synth le fait, lui, en temps réel. Affecter la commande "speed" à la molette de modulation, et vous lirez votre sample en temps réel, à l'endroit ou à l'envers, à la vitesse qui convient, en respectant pitch et formant!
Chaque enveloppe pitch, formant, speed étant indépendante et sur une page différente, Roland a recours à une astuce toute bête mais redoutable: l'enveloppe de la page active apparaît en trait plein, et les enveloppes de autres pages apparaissent sur le même graphe, mais en pointillés: mais comment n'y avait-on pensé plus tôt?
Sur chaque page d'édition, 8 petits chiffres rouges sont répartis, chacun à côté d'un paramètre. Ils correspondent à chacun des 8 boutons rotatifs sur la façade du V-synth XT et permettent de modifier ledit paramètre avec les boutons pour éditer plus rapidement. Comme il y a sur une page plus de 8 paramètres, Roland les a arbitrairement affecté aux paramètres les plus utilisés, mais quand on appuie sur shift + flèche haut/bas, leur affectation change, toujours de façon logique. Ceci est vrai dans chaque page d'édition, et Dieu sait qu'il y en a!!! Bien sûr, c'est un gain de temps, mais rien n'empêche d'ignorer ces boutons et d'éditer normalement (à la main sur l'écran, avec les flèches ou avec la molette Value). Un regret important: ces potentiomètres ne sont pas codés assez finement, on entend un effet d'escalier lorsque, par exemple, on ouvre finement la fréquence de coupure d'un filtre. Ce n'est généralement pas trop gênant, mais c'est un choix qui fait "bas de gamme" et qui tranche avec le reste de la conception.
Passons au mode Virtual Analog. Chacun des 2 oscillateurs peut donc, au choix, être un PCM ou un oscillateur Virtual Analog. On peut heureusement mixer un oscillateur Analog et un oscillateur PCM. La sélection d'un Analog modifie les pages d'édition: fini le variphrase, les formants, etc...Place au Pulse With, au Fat (genre du sub-oscillateur pour grossir le son). On choisit la forme d'onde (Saw, Square, Sine, etc...auxquelles sont venues se rajouter SuperSaw, Feedback Osc et X-mod Osc avec l'OS 2.0). Un paramètre "impact" permet de renforcer l'attaque de l'oscillateur pour avoir des sons percutants. Une originalité: chaque page est débrayable: on appuie sur On ou Off selon que l'on veut s'en servir ou non. Vient alors la question: pourquoi toutes les pages ne sont-elles pas actives par défaut? Après tout, à quoi cela sert-il "d'allumer" une page? Je crains, sans en être absolument certain, que la réponse soit la suivante: parce que cela influe sur la polyphonie. Des tas de pages avec des fonctions actives réduisent la polyphonie, les éteindre permet de soulager la charge CPU et d'offrir plus de voix, le maximum étant 24. Des tests approfondis m'en donneront la certitude, mais je pense bien qu'il s'agisse de cela. On peut le voir de 2 façons: verre à moitié vide ("la polyphonie annoncée est une polyphonie maximale" ) ou à moitié plein ("mieux vaut un synthé qui offre une polyphonie tantôt élevée et tantôt faible que tout le temps faible" ).
Comment sonnent ces oscillateurs analogs? A l'oreille, très bien. N'allons pas jusqu'à dire qu'ils sonnent analogique, surtout dans les aigus. Mais ils s'en tirent tout à fait correctement. Certains d'entre eux ont été manifestement revus à la hausse (ils portent le suffixe HQ), probablement pour diminuer l'aliasing parfois reproché au V-Synth OS 1.
En suivant le routing, une page MOD offre la possibilité de mixer différemment les 2 oscillateurs: MIX, RING, FM, Env Ring (modulateur en anneau muni d'un paramètre d'attaque et un de release), et enfin OSC SYNC. A ce propos, on peut synchroniser 2 oscillateurs analog, mais aussi (c'est très original!), un analog avec un PCM (mais pas l'inverse!).
Viennent ensuite les effets COSM, au nombre de 2 par patch. Ils sont soit en série et sont communs aux 2 oscillateurs, soit affectés à chacun des oscillateurs, positionnable différemment par rapport au MOD. Seulement ensuite la page TVA globale arrive, suivi des effets globaux: une réverb, un chorus et un MFX. C'est suffisant, dans la mesure où ils se rajoutent aux effets COSM, nous voici avec 5 effets par patch, dont 3 globaux. Il faut bien comprendre que les effets COSM font partie à part entière d'un patch, au contraire de toutes les workstations où les effets d'insert sont limités à un certain nombre simultané. Pas de cela ici: en mode multitimbral, chacun des 16 patches a droit à ses 2 effets COSM. C'est donc luxueux, mais attention: si on veut un filtre sur son oscillateur, ce qui n'est pas rare, il faut utiliser l'un des 2 effets COSM. On revient alors à quelque chose de normal sur un synthétiseur. Mais le point astucieux est que, pour qui utilise des samples déjà traités, filtrés, équalisés, on peut utiliser les COSM pour rajouter des effets un peu plus créatifs.
Sampling: le V-synth peut donc sampler. Attention, je n'ai pas écrit "importer des samples" ! Il peut vraiment sampler, grâce à ses entrées audio. Réglons tout de suite la question: non seulement ces entrées sont de bonnes qualité, mais l'entrée micro est luxueuse: elle accepte le niveau ligne, les micros dynamiques, les instruments haute impédance (guitares, notamment), et...Les micros statiques! Eh oui, l'entrée micro du V-synth dispose d'une alimentation phantom! Je n'ai, personnellement, jamais vu cela sur un synthétiseur! A l'heure où les micros statiques chinois inondent le marché de produits à la qualité enfin honorable et surtout bon marché, c'est un vrai bonheur! La sélection du type d'entrée se fait par un menu dédié. Il semble même qu'on puisse sampler via l'entrée numérique S/PDIF (optique ou coaxiale), dont la définition va jusqu'à 24 bits / 96 kHz! Un must.
Ce mode sampling est une réussite totale: il est simple, dispose d'un métronome débrayable, et permet de sélectionner simplement la source souhaitée. Plusieurs modes de déclenchement, dont le seuil audio, sont disponibles. Enfin, le luxe continue: une section "pre-effect" traite le signal entrant pour corriger d'entrée les habituels défauts des sources externes. Ainsi, nous avons droit à un compresseur, un limiter et un suppresseur de bruit, tous paramétrables.
Le mode sampling dispose d'un certain nombre de templates (8) selon le mode de sampling choisi. Parmi ceux ci, le mode resampling: le V-synth XT est donc capable de s'auto-sampler: le début d'une aventure sans fin! Pour finir, une jauge où figure le temps de sampling disponible en fonction de l'espace mémoire est visible et est décrémentée en temps réel, ainsi qu'un Vu-mètre.
Ensuite, 2 étapes restent: l'étape Edit, avec les habituelles fonctions d'un sampler: truncate, reverse, normalize, etc...et l'étape Variphrase pour transformer le sample jusqu'alors "classique" en sample variphrasé. A noter que différents algorithmes existent selon le type de son. Leur nom n'est pas explicite, aussi on ne sait lequel est le plus approprié. Mais l'habitude vient vite, pas de problème!
Pour ceux qui n'aiment pas tripatouiller les samplers, mais qui ont l'habitude d'importer leur banque de son, j'ai une mauvaise nouvelle: le V-synth n'importe que les fichiers WAV et AIFF. Déjà pas mal, me direz-vous. Bien sûr, mais l'import de fichiers d'autres marques (au moins Akaï S1000/S3000) aurait été un gain de temps important. Même avec les sampler Roland (les excellents S750/S760!!!) il n'y a pas de compatibilité. Un import de fichiers MP3 aurait été aussi sympathique.
A la réflexion, je pense savoir pourquoi: la plupart des samplers utilisent des multisamples pour constituer un programme, aussi bien en terme de tessiture que de vélocité. Or, le V-synth XT, et c'est une limitation de sa part, n'utilise qu'un seul sample par oscillateur (allez, 2 si l'on tient compte qu'il sait importer et lire les samples stéréo). Ensuite, sa mémoire limitée n'aurait pas permis d'importer de grands multisamples, ce n'est pas sa philosophie. Donc c'est un choix de Roland, mais aussi une limitation, il faut le reconnaître. Ce n'est pas la philosophie d'un V-synth de charger de grandes banques sonores multisamplées: il se destine plutôt au sons simples ou aux loops.
Dernière source audio possible, en plus des samples importé, des PCM embarqués et des oscillateurs Virtual Analog: les entrées audio du V-synth: de quoi transformer le V-synth en multi-effet de luxe! Vu la qualité des effets, ce n'est pas une utilisation "secondaire" ou un "goodie", c'est un vrai plus. Une entrée peut donc se combiner avec un autre sample ou un autre oscillo VA, passer à travers tous les traitements, FM, Ring Mod, Effets COSM, etc...On n'est pas loin du Live Mode des synthés Kurzweil. Seul bémol: l'entrée numérique ne peut servir de source dans ce cas. Autre bémol: contrairement au mode sampling, on ne dispose pas ici de Pre-FX qui permet de corriger quoique ce soit: le son entre et il se passe ce qu'il se passe! Ne faisons pas la fine bouche: c'est déjà tellement bien de permettre à une source externe de s'insinuer dans les tripes du V-synth.
Achevons la visite de ce synthé par le menu TVA/LFO. Chaque oscillateur possède déjà le sien, ce qui n'a pas empêché Roland d'en rajouter un autre en bout de chaîne, commun à tout le patch. Son architecture est similaire au TVA des oscillateurs, c'est à dire évolué (8 formes d'onde de LFO, fade in et fade out, vitesse synchronisable à l'horloge MIDI pour le LFO. Pour le TVA, impact de la vélocité sur les paramètres d'enveloppe, enveloppe en elle-même (hélas avec des 0-127 et pas des grandeurs physiques...)). Une spécificité toutefois par rapport au TVA des oscillateurs: on peut régler le panoramique ici. Ca m'interpelle: pourquoi on peut régler le panoramique d'un patch entier (normal) et pas celui de chacun de ses oscillateurs? Limitation incompréhensible, je trouve. Si vraiment on veut contourner cela, une bidouille consiste à utiliser un effet COSM qui dispose d'un réglage de pan et de l'affecter à un oscillateur. Autre astuce, mais valable uniquement pour les PCM: enregistrer son PCM en stéréo, volontairement déséquilibré Left ou Right et l'utiliser ainsi dans le patch...Bien compliqué, tout cela pour contourner une grave lacune de ce synthétiseur! Incroyable qu'un constructeur soit capable de nous offrir un moteur de synthèse aussi puissant, où la vélocité peut modifier le paramètre de release d'une enveloppe, et ne soit pas fichu de rendre possible le panning de chaque oscillo. Même par le biais de la puissante matrice de modulation, rien à faire!
Je termine la visite du mode V-synth par les effets globaux. Attention, c'est subtil (enfin, plutôt atypique). Chaque patch a ses propres effets globaux, en plus des 2 COSM. Mais dès qu'on utilise un patch dans un cadre multitimbral, ces effets globaux deviennent communs à tous les patches. Jusqu'ici, rien d'anormal. Mais le doute s'installe: puisqu'on n'a pas de vrai "performance" sauvegardable, ce sont les effets globaux de quel patch qui sont retenus pour les 15 autres? Eh bien là, je cherche encore la logique. Il semblerait que ce soit celui du patch actif.
Nos 3 effets globaux disposent d'un routing assez simple, représenté graphiquement. On peut shunter tout le monde et sortir par les sorties Direct Out, shunter le MFX, ou passer par tout le monde (MFX, Chorus, Reverb, dans cet ordre), en dosant l'envoi de chaque effet dans le suivant. MFX reprend un bon nombre des algorithmes COSM, mais rajoute des traitements plutôt orientés dynamique et des combinaisons diverses (en série, genre chorus-> delay). Moins d'effet de synthèse pure (moins de filtres, par exemple). Roland s'est moins foulé pour le Chorus: au lieu de proposer divers algorithmes, c'est le même algorithme Chorus / Flanger / Delay, décliné via 8 presets de réglages distincts, qui est proposé. Au contraire de la réverb qui, elle, propose plusieurs algorithmes de bonne facture, avec de nombreux paramètres. Là encore, grand luxe: un équaliseur 3 bandes avant réverb nous est offert, suivi d'un équaliseur 2 bandes, cette fois-ci après réverb (Damp EQ): respect!
Multitimbral ou pas?
Le V-synth XT est-il multitimbral? Au sens strict du terme, oui, dans la mesure où il est possible de lui faire jouer plusieurs sonorités différentes, chacune ayant son canal MIDI. Mais il n'y a pas sur le V-synth XT de mode multi ou performance comme sur une workstation classique. Voici comment on procède: on se place sur un patch souhaité, on sélectionne menu (tout à fait en haut à droite de l'écran), puis info (là, il faut des doigts de fée). On tombe sur un tableau récapitulant quel patch est affecté à quelle zone (laquelle est, logiquement affecté au canal MIDI correspondant, mais ceci peut être changé dans le mode global). Chaque patch garde donc ses effets COSM, mais les effets globaux sont ceux du patch actif. Autre ineptie: si vous changez de patch, le patch qui reçoit le canal 1 est le patch actif, même s'il est réglé sur un autre canal. En fait, c'est cela qu'il faut bien comprendre: le patch actif reçoit tout ce qu'envoie le canal MIDI 1 au V-synth. Et comme il n'y a qu'un mode patch et pas de mode performance, on ne peut aller d'un part à l'autre pour, par exemple, éditer finement un son en plein mix. Dernière ânerie (ça commence à faire beaucoup): on ne peut rien sauvegarder, tous ces réglages sont lié au projet. Si on veut utiliser la même banque sonore pour un second morceau, il faut réenregistrer un patch, ou bien, faire un DUMP du bon réglage au début de la séquence. Ah lalalalalala...ça sent le "pas fini", le "bâclé", le "laisse tomber, ils s'en serviront en monotimbral de toutes façons"...Vue la polyphonie, qui est loin de battre des records, mieux vaut se rendre à la raison: le V-synth n'a pas été conçu pour faire des séquences compliquées avec de nombreuses textures sonores sur 16 canaux MIDI.
VC-1: un D50 sous le capot!
En option sur le V-synth clavier, la carte VC-1 est donc d'office dans un V-synth XT. On la sélectionne via la touche V-card. De nouveau, un temps de chargement est nécessaire, mais il est plus raisonnable (une dizaine de secondes). On arrive directement sur la banque interne, vides au départ (pourquoi on n'arrive pas sur les sons en ROM?). L'écoute des presets commence par la sélection de l'une des 6 banques usines, qui répond à une certaine logique que voici: le D50 d'origine renfermait 100 formes d'ondes PCM d'origine. La carte VC-1 en a 128. Les 100 formes d'ondes originales sont bien présentes dans la VC-1, mais elles ont été rejointes par 28 formes d'ondes nouvellement créées pour l'occasion. Les banques sont donc organisées ainsi: La banque 1 est la banque usine utilisant les 100 PCM du D50 (elle contient les patches les plus célèbres du D50), la banque 2 est une nouvelle banque qui met à contribution ses nouvelles formes d'onde et donc propose des patches inédits, et les 4 banques suivantes sont les banques de patches qui utilisent les 100 PCM d'origine et qui étaient vendues séparément à l'époque sous forme de cartouche insérables dans le D50: ici, pas de cartouche, tout est dans la mémoire du V-synth XT.
L'interface proposée, austère, reste toutefois bien plus pratique que l'instrument d'origine. Absolument tous les paramètres d'origine sont disponibles, à part peut être quelques menus relatifs au DUMP et réglages systèmes qui sont sensiblement différents. Pour le reste, fidélité absolue. On aurait quand même pu améliorer l'ergonomie (ça manque de trajets de routing, d'enveloppes, de graphiques).
Quand je me trouve face à la réplique virtuelle d'un instrument hardware, je me pose 2 questions:
- sonne-t-il aussi bien que l'original?
- peut-on importer des fichiers sons de l'instrument original?
A chacune de ces 2 questions, la réponse est: OUI! Non seulement il sonne très bien (on retrouve vraiment le caractère du D50 d'origine), mais il bénéficie d'une électronique moderne de meilleure qualité: caractère respecté, qualité sonore renforcée. Pour ce qui est de l'import de sons, non seulement ça marche (j'ai dumpé des Sysex de D50 dans la carte), mais je me suis aperçu que l'implémentation MIDI de la VC-1 est en tout point identique au D50! Par exemple, le contrôleur PG1000 fonctionne avec (voir banc d'essai de la VC-1 publié par Sound on Sound), mais tout ce qui est logiciel considère la VC-1 comme un D50. Les panels de Cubase fonctionne, les éditeurs spécifiques au D50 aussi...Conclusion: la VC-1 n'est pas une émulation de D50, c'est un D50! La seule différence étant qu'elle possède 28 PCM de plus.
Pour le reste, c'est une affaire de goût: on aime ou on n'aime pas ces textures un peu kitsch, mais on retrouve avec bonheur les Fantasia, living Calliope, Chiffer, Soundtrack de notre jeunesse quand on se prenait pour Eric Serra (oui, enfin, bon, à l'époque, hein).
Je ne m'étale pas plus sur cette VC-1: lisez les avis sur les D50/D550 qui inondent le net et vous saurez à quoi vous en tenir.
Le seul vrai regret est l'interface tristounette et le fait que la fidélité ait été poussée à l'extrême, y compris sur les sections où le D50 a le plus mal vieilli (les effets notamment).
VC-2: un processeur Vocal haut de gamme.
Egalement inclus d'origine, la VC-2 pourrait quasiment justifier l'achat de ce V-synth XT à lui seul. C'est un processeur d'effet vocal qui comprend: un modeling group (émulation d'un choeur, d'un voix solo ou d'un synthé qui chante!), un vocoder, un pitch shifter (qui redresse le pitch d'un signal audio selon les notes jouée sur le clavier), un Keyboard Group (qui joue des samples en ROM, tout simplement), un Processor group (l'entrée Left à l'arrière de l'appareil se conjugue à l'entrée micro en façade pour produire différents effets.)
Alors, comment ça sonne: en quelques mots, je dirais synthétique, dynamique, efficace, assez intelligible, sans latence audible (le défaut qu'à souvent ce genre d'effet).
Commençons par tout ce qui est vocoder / talk box: ça le fait! Les amateurs y trouveront leur compte et pourront refaire "Music" de Madonna à s'y méprendre (ou autre chose, hein, y'a pas d'obligation). Là encore, l'effet "vintage" est réussi puisque la VC-2 met aussi à contribution les effets COSM, en reprenant trait pour trait le module d'effet globaux du mode V-synth. Ils ne sont pas tombés dans le même piège que le VC-1 qui reste avec sa réverbe bien métallique de D50.
Les emplacements pour stocker ses presets sont archis nombreux, puisque sur les 448 emplacements, seuls 64 sont pris par des prestes usines indéboulonnables. A l'instar de tout le reste de la machine, on peut trier les sons par catégorie (comme sur le V-synth et le D50).
Une chose un peu idiote: pour se fabriquer un preset appartenant à un groupe donné (par exemple: vocoder), il faut partir d'un preset usine de type vocoder. Il n'y a pas de template ou d'Init, mais ce n'est pas grave: il suffit de réserver quelques emplacements users pour y stocker quelques presets INIT vocoder ou INIT modeling par exemple, et le tour est joué.
Bien vu: la touch Preview qui fait office de bypass (et pas du tout de preview). Une fois pressée, elle reste enclenché, une seconde pression la remet dans son état initial.
Le seul regret que m'a donné ce VC-2, c'est l'orientation manifestement "synthétique": construire un choeur à 3 ou 4 voix à partir d'accords de clavier ne donnera pas un résultat naturel comme sur certains processeurs dédiés (TC Helicon, par exemple): on reste dans le créatif, le surprenant, l'original, mais pas dans le naturel.
Bref, un processeur synthétique qui fait bien ce qu'on attend de lui, une réussite qui talonne les références du genre!
A noter que, si indispensable que soit le mode Variphrase, il est malgré tout débrayable et le V-synth XT redevient alors un sampler classique.
Un inconvénient toutefois: pour appliquer la technologie Variphrase, le V-synth XT a besoin d'encoder les échantillons importés: cela prend quelque secondes et peut nécessiter quelques retouches, mais une fois que c'est fait, on sauvegarde le preset et c'est terminé.
Chacun des 2 oscillateurs dispose ensuite de plusieurs onglets, jouant sur le pitch, la vitesse et le formant, chacun étant indépendant l'un de l'autre pour les échantillons variphrasés, modulable chacun par une enveloppe distincte, ainsi que par un LFO (commun, hélas). Concernant la vitesse, un exemple d'astuce géniale et toute simple: le paramètre Speed commande la vitesse de lecture d'un sample. Donc, quand on augmente la valeur, il accélère (toujours en respectant pitch et formant). Mais ce paramètre peut aussi avoir des valeurs négatives. Que se passe-t-il alors? Simple: le sample est lu à l'envers en-dessous la valeur -20, la valeur 0 lisant le sample à sa vitesse d'origine. Et plus la valeur est "fortement négative", plus la lecture à l'envers est rapide. N'importe quel sampler peut "inverser" la lecture d'un sample, mais le V-synth le fait, lui, en temps réel. Affecter la commande "speed" à la molette de modulation, et vous lirez votre sample en temps réel, à l'endroit ou à l'envers, à la vitesse qui convient, en respectant pitch et formant!
Chaque enveloppe pitch, formant, speed étant indépendante et sur une page différente, Roland a recours à une astuce toute bête mais redoutable: l'enveloppe de la page active apparaît en trait plein, et les enveloppes de autres pages apparaissent sur le même graphe, mais en pointillés: mais comment n'y avait-on pensé plus tôt?
Sur chaque page d'édition, 8 petits chiffres rouges sont répartis, chacun à côté d'un paramètre. Ils correspondent à chacun des 8 boutons rotatifs sur la façade du V-synth XT et permettent de modifier ledit paramètre avec les boutons pour éditer plus rapidement. Comme il y a sur une page plus de 8 paramètres, Roland les a arbitrairement affecté aux paramètres les plus utilisés, mais quand on appuie sur shift + flèche haut/bas, leur affectation change, toujours de façon logique. Ceci est vrai dans chaque page d'édition, et Dieu sait qu'il y en a!!! Bien sûr, c'est un gain de temps, mais rien n'empêche d'ignorer ces boutons et d'éditer normalement (à la main sur l'écran, avec les flèches ou avec la molette Value). Un regret important: ces potentiomètres ne sont pas codés assez finement, on entend un effet d'escalier lorsque, par exemple, on ouvre finement la fréquence de coupure d'un filtre. Ce n'est généralement pas trop gênant, mais c'est un choix qui fait "bas de gamme" et qui tranche avec le reste de la conception.
Passons au mode Virtual Analog. Chacun des 2 oscillateurs peut donc, au choix, être un PCM ou un oscillateur Virtual Analog. On peut heureusement mixer un oscillateur Analog et un oscillateur PCM. La sélection d'un Analog modifie les pages d'édition: fini le variphrase, les formants, etc...Place au Pulse With, au Fat (genre du sub-oscillateur pour grossir le son). On choisit la forme d'onde (Saw, Square, Sine, etc...auxquelles sont venues se rajouter SuperSaw, Feedback Osc et X-mod Osc avec l'OS 2.0). Un paramètre "impact" permet de renforcer l'attaque de l'oscillateur pour avoir des sons percutants. Une originalité: chaque page est débrayable: on appuie sur On ou Off selon que l'on veut s'en servir ou non. Vient alors la question: pourquoi toutes les pages ne sont-elles pas actives par défaut? Après tout, à quoi cela sert-il "d'allumer" une page? Je crains, sans en être absolument certain, que la réponse soit la suivante: parce que cela influe sur la polyphonie. Des tas de pages avec des fonctions actives réduisent la polyphonie, les éteindre permet de soulager la charge CPU et d'offrir plus de voix, le maximum étant 24. Des tests approfondis m'en donneront la certitude, mais je pense bien qu'il s'agisse de cela. On peut le voir de 2 façons: verre à moitié vide ("la polyphonie annoncée est une polyphonie maximale" ) ou à moitié plein ("mieux vaut un synthé qui offre une polyphonie tantôt élevée et tantôt faible que tout le temps faible" ).
Comment sonnent ces oscillateurs analogs? A l'oreille, très bien. N'allons pas jusqu'à dire qu'ils sonnent analogique, surtout dans les aigus. Mais ils s'en tirent tout à fait correctement. Certains d'entre eux ont été manifestement revus à la hausse (ils portent le suffixe HQ), probablement pour diminuer l'aliasing parfois reproché au V-Synth OS 1.
En suivant le routing, une page MOD offre la possibilité de mixer différemment les 2 oscillateurs: MIX, RING, FM, Env Ring (modulateur en anneau muni d'un paramètre d'attaque et un de release), et enfin OSC SYNC. A ce propos, on peut synchroniser 2 oscillateurs analog, mais aussi (c'est très original!), un analog avec un PCM (mais pas l'inverse!).
Viennent ensuite les effets COSM, au nombre de 2 par patch. Ils sont soit en série et sont communs aux 2 oscillateurs, soit affectés à chacun des oscillateurs, positionnable différemment par rapport au MOD. Seulement ensuite la page TVA globale arrive, suivi des effets globaux: une réverb, un chorus et un MFX. C'est suffisant, dans la mesure où ils se rajoutent aux effets COSM, nous voici avec 5 effets par patch, dont 3 globaux. Il faut bien comprendre que les effets COSM font partie à part entière d'un patch, au contraire de toutes les workstations où les effets d'insert sont limités à un certain nombre simultané. Pas de cela ici: en mode multitimbral, chacun des 16 patches a droit à ses 2 effets COSM. C'est donc luxueux, mais attention: si on veut un filtre sur son oscillateur, ce qui n'est pas rare, il faut utiliser l'un des 2 effets COSM. On revient alors à quelque chose de normal sur un synthétiseur. Mais le point astucieux est que, pour qui utilise des samples déjà traités, filtrés, équalisés, on peut utiliser les COSM pour rajouter des effets un peu plus créatifs.
Sampling: le V-synth peut donc sampler. Attention, je n'ai pas écrit "importer des samples" ! Il peut vraiment sampler, grâce à ses entrées audio. Réglons tout de suite la question: non seulement ces entrées sont de bonnes qualité, mais l'entrée micro est luxueuse: elle accepte le niveau ligne, les micros dynamiques, les instruments haute impédance (guitares, notamment), et...Les micros statiques! Eh oui, l'entrée micro du V-synth dispose d'une alimentation phantom! Je n'ai, personnellement, jamais vu cela sur un synthétiseur! A l'heure où les micros statiques chinois inondent le marché de produits à la qualité enfin honorable et surtout bon marché, c'est un vrai bonheur! La sélection du type d'entrée se fait par un menu dédié. Il semble même qu'on puisse sampler via l'entrée numérique S/PDIF (optique ou coaxiale), dont la définition va jusqu'à 24 bits / 96 kHz! Un must.
Ce mode sampling est une réussite totale: il est simple, dispose d'un métronome débrayable, et permet de sélectionner simplement la source souhaitée. Plusieurs modes de déclenchement, dont le seuil audio, sont disponibles. Enfin, le luxe continue: une section "pre-effect" traite le signal entrant pour corriger d'entrée les habituels défauts des sources externes. Ainsi, nous avons droit à un compresseur, un limiter et un suppresseur de bruit, tous paramétrables.
Le mode sampling dispose d'un certain nombre de templates (8) selon le mode de sampling choisi. Parmi ceux ci, le mode resampling: le V-synth XT est donc capable de s'auto-sampler: le début d'une aventure sans fin! Pour finir, une jauge où figure le temps de sampling disponible en fonction de l'espace mémoire est visible et est décrémentée en temps réel, ainsi qu'un Vu-mètre.
Ensuite, 2 étapes restent: l'étape Edit, avec les habituelles fonctions d'un sampler: truncate, reverse, normalize, etc...et l'étape Variphrase pour transformer le sample jusqu'alors "classique" en sample variphrasé. A noter que différents algorithmes existent selon le type de son. Leur nom n'est pas explicite, aussi on ne sait lequel est le plus approprié. Mais l'habitude vient vite, pas de problème!
Pour ceux qui n'aiment pas tripatouiller les samplers, mais qui ont l'habitude d'importer leur banque de son, j'ai une mauvaise nouvelle: le V-synth n'importe que les fichiers WAV et AIFF. Déjà pas mal, me direz-vous. Bien sûr, mais l'import de fichiers d'autres marques (au moins Akaï S1000/S3000) aurait été un gain de temps important. Même avec les sampler Roland (les excellents S750/S760!!!) il n'y a pas de compatibilité. Un import de fichiers MP3 aurait été aussi sympathique.
A la réflexion, je pense savoir pourquoi: la plupart des samplers utilisent des multisamples pour constituer un programme, aussi bien en terme de tessiture que de vélocité. Or, le V-synth XT, et c'est une limitation de sa part, n'utilise qu'un seul sample par oscillateur (allez, 2 si l'on tient compte qu'il sait importer et lire les samples stéréo). Ensuite, sa mémoire limitée n'aurait pas permis d'importer de grands multisamples, ce n'est pas sa philosophie. Donc c'est un choix de Roland, mais aussi une limitation, il faut le reconnaître. Ce n'est pas la philosophie d'un V-synth de charger de grandes banques sonores multisamplées: il se destine plutôt au sons simples ou aux loops.
Dernière source audio possible, en plus des samples importé, des PCM embarqués et des oscillateurs Virtual Analog: les entrées audio du V-synth: de quoi transformer le V-synth en multi-effet de luxe! Vu la qualité des effets, ce n'est pas une utilisation "secondaire" ou un "goodie", c'est un vrai plus. Une entrée peut donc se combiner avec un autre sample ou un autre oscillo VA, passer à travers tous les traitements, FM, Ring Mod, Effets COSM, etc...On n'est pas loin du Live Mode des synthés Kurzweil. Seul bémol: l'entrée numérique ne peut servir de source dans ce cas. Autre bémol: contrairement au mode sampling, on ne dispose pas ici de Pre-FX qui permet de corriger quoique ce soit: le son entre et il se passe ce qu'il se passe! Ne faisons pas la fine bouche: c'est déjà tellement bien de permettre à une source externe de s'insinuer dans les tripes du V-synth.
Achevons la visite de ce synthé par le menu TVA/LFO. Chaque oscillateur possède déjà le sien, ce qui n'a pas empêché Roland d'en rajouter un autre en bout de chaîne, commun à tout le patch. Son architecture est similaire au TVA des oscillateurs, c'est à dire évolué (8 formes d'onde de LFO, fade in et fade out, vitesse synchronisable à l'horloge MIDI pour le LFO. Pour le TVA, impact de la vélocité sur les paramètres d'enveloppe, enveloppe en elle-même (hélas avec des 0-127 et pas des grandeurs physiques...)). Une spécificité toutefois par rapport au TVA des oscillateurs: on peut régler le panoramique ici. Ca m'interpelle: pourquoi on peut régler le panoramique d'un patch entier (normal) et pas celui de chacun de ses oscillateurs? Limitation incompréhensible, je trouve. Si vraiment on veut contourner cela, une bidouille consiste à utiliser un effet COSM qui dispose d'un réglage de pan et de l'affecter à un oscillateur. Autre astuce, mais valable uniquement pour les PCM: enregistrer son PCM en stéréo, volontairement déséquilibré Left ou Right et l'utiliser ainsi dans le patch...Bien compliqué, tout cela pour contourner une grave lacune de ce synthétiseur! Incroyable qu'un constructeur soit capable de nous offrir un moteur de synthèse aussi puissant, où la vélocité peut modifier le paramètre de release d'une enveloppe, et ne soit pas fichu de rendre possible le panning de chaque oscillo. Même par le biais de la puissante matrice de modulation, rien à faire!
Je termine la visite du mode V-synth par les effets globaux. Attention, c'est subtil (enfin, plutôt atypique). Chaque patch a ses propres effets globaux, en plus des 2 COSM. Mais dès qu'on utilise un patch dans un cadre multitimbral, ces effets globaux deviennent communs à tous les patches. Jusqu'ici, rien d'anormal. Mais le doute s'installe: puisqu'on n'a pas de vrai "performance" sauvegardable, ce sont les effets globaux de quel patch qui sont retenus pour les 15 autres? Eh bien là, je cherche encore la logique. Il semblerait que ce soit celui du patch actif.
Nos 3 effets globaux disposent d'un routing assez simple, représenté graphiquement. On peut shunter tout le monde et sortir par les sorties Direct Out, shunter le MFX, ou passer par tout le monde (MFX, Chorus, Reverb, dans cet ordre), en dosant l'envoi de chaque effet dans le suivant. MFX reprend un bon nombre des algorithmes COSM, mais rajoute des traitements plutôt orientés dynamique et des combinaisons diverses (en série, genre chorus-> delay). Moins d'effet de synthèse pure (moins de filtres, par exemple). Roland s'est moins foulé pour le Chorus: au lieu de proposer divers algorithmes, c'est le même algorithme Chorus / Flanger / Delay, décliné via 8 presets de réglages distincts, qui est proposé. Au contraire de la réverb qui, elle, propose plusieurs algorithmes de bonne facture, avec de nombreux paramètres. Là encore, grand luxe: un équaliseur 3 bandes avant réverb nous est offert, suivi d'un équaliseur 2 bandes, cette fois-ci après réverb (Damp EQ): respect!
Multitimbral ou pas?
Le V-synth XT est-il multitimbral? Au sens strict du terme, oui, dans la mesure où il est possible de lui faire jouer plusieurs sonorités différentes, chacune ayant son canal MIDI. Mais il n'y a pas sur le V-synth XT de mode multi ou performance comme sur une workstation classique. Voici comment on procède: on se place sur un patch souhaité, on sélectionne menu (tout à fait en haut à droite de l'écran), puis info (là, il faut des doigts de fée). On tombe sur un tableau récapitulant quel patch est affecté à quelle zone (laquelle est, logiquement affecté au canal MIDI correspondant, mais ceci peut être changé dans le mode global). Chaque patch garde donc ses effets COSM, mais les effets globaux sont ceux du patch actif. Autre ineptie: si vous changez de patch, le patch qui reçoit le canal 1 est le patch actif, même s'il est réglé sur un autre canal. En fait, c'est cela qu'il faut bien comprendre: le patch actif reçoit tout ce qu'envoie le canal MIDI 1 au V-synth. Et comme il n'y a qu'un mode patch et pas de mode performance, on ne peut aller d'un part à l'autre pour, par exemple, éditer finement un son en plein mix. Dernière ânerie (ça commence à faire beaucoup): on ne peut rien sauvegarder, tous ces réglages sont lié au projet. Si on veut utiliser la même banque sonore pour un second morceau, il faut réenregistrer un patch, ou bien, faire un DUMP du bon réglage au début de la séquence. Ah lalalalalala...ça sent le "pas fini", le "bâclé", le "laisse tomber, ils s'en serviront en monotimbral de toutes façons"...Vue la polyphonie, qui est loin de battre des records, mieux vaut se rendre à la raison: le V-synth n'a pas été conçu pour faire des séquences compliquées avec de nombreuses textures sonores sur 16 canaux MIDI.
VC-1: un D50 sous le capot!
En option sur le V-synth clavier, la carte VC-1 est donc d'office dans un V-synth XT. On la sélectionne via la touche V-card. De nouveau, un temps de chargement est nécessaire, mais il est plus raisonnable (une dizaine de secondes). On arrive directement sur la banque interne, vides au départ (pourquoi on n'arrive pas sur les sons en ROM?). L'écoute des presets commence par la sélection de l'une des 6 banques usines, qui répond à une certaine logique que voici: le D50 d'origine renfermait 100 formes d'ondes PCM d'origine. La carte VC-1 en a 128. Les 100 formes d'ondes originales sont bien présentes dans la VC-1, mais elles ont été rejointes par 28 formes d'ondes nouvellement créées pour l'occasion. Les banques sont donc organisées ainsi: La banque 1 est la banque usine utilisant les 100 PCM du D50 (elle contient les patches les plus célèbres du D50), la banque 2 est une nouvelle banque qui met à contribution ses nouvelles formes d'onde et donc propose des patches inédits, et les 4 banques suivantes sont les banques de patches qui utilisent les 100 PCM d'origine et qui étaient vendues séparément à l'époque sous forme de cartouche insérables dans le D50: ici, pas de cartouche, tout est dans la mémoire du V-synth XT.
L'interface proposée, austère, reste toutefois bien plus pratique que l'instrument d'origine. Absolument tous les paramètres d'origine sont disponibles, à part peut être quelques menus relatifs au DUMP et réglages systèmes qui sont sensiblement différents. Pour le reste, fidélité absolue. On aurait quand même pu améliorer l'ergonomie (ça manque de trajets de routing, d'enveloppes, de graphiques).
Quand je me trouve face à la réplique virtuelle d'un instrument hardware, je me pose 2 questions:
- sonne-t-il aussi bien que l'original?
- peut-on importer des fichiers sons de l'instrument original?
A chacune de ces 2 questions, la réponse est: OUI! Non seulement il sonne très bien (on retrouve vraiment le caractère du D50 d'origine), mais il bénéficie d'une électronique moderne de meilleure qualité: caractère respecté, qualité sonore renforcée. Pour ce qui est de l'import de sons, non seulement ça marche (j'ai dumpé des Sysex de D50 dans la carte), mais je me suis aperçu que l'implémentation MIDI de la VC-1 est en tout point identique au D50! Par exemple, le contrôleur PG1000 fonctionne avec (voir banc d'essai de la VC-1 publié par Sound on Sound), mais tout ce qui est logiciel considère la VC-1 comme un D50. Les panels de Cubase fonctionne, les éditeurs spécifiques au D50 aussi...Conclusion: la VC-1 n'est pas une émulation de D50, c'est un D50! La seule différence étant qu'elle possède 28 PCM de plus.
Pour le reste, c'est une affaire de goût: on aime ou on n'aime pas ces textures un peu kitsch, mais on retrouve avec bonheur les Fantasia, living Calliope, Chiffer, Soundtrack de notre jeunesse quand on se prenait pour Eric Serra (oui, enfin, bon, à l'époque, hein).
Je ne m'étale pas plus sur cette VC-1: lisez les avis sur les D50/D550 qui inondent le net et vous saurez à quoi vous en tenir.
Le seul vrai regret est l'interface tristounette et le fait que la fidélité ait été poussée à l'extrême, y compris sur les sections où le D50 a le plus mal vieilli (les effets notamment).
VC-2: un processeur Vocal haut de gamme.
Egalement inclus d'origine, la VC-2 pourrait quasiment justifier l'achat de ce V-synth XT à lui seul. C'est un processeur d'effet vocal qui comprend: un modeling group (émulation d'un choeur, d'un voix solo ou d'un synthé qui chante!), un vocoder, un pitch shifter (qui redresse le pitch d'un signal audio selon les notes jouée sur le clavier), un Keyboard Group (qui joue des samples en ROM, tout simplement), un Processor group (l'entrée Left à l'arrière de l'appareil se conjugue à l'entrée micro en façade pour produire différents effets.)
Alors, comment ça sonne: en quelques mots, je dirais synthétique, dynamique, efficace, assez intelligible, sans latence audible (le défaut qu'à souvent ce genre d'effet).
Commençons par tout ce qui est vocoder / talk box: ça le fait! Les amateurs y trouveront leur compte et pourront refaire "Music" de Madonna à s'y méprendre (ou autre chose, hein, y'a pas d'obligation). Là encore, l'effet "vintage" est réussi puisque la VC-2 met aussi à contribution les effets COSM, en reprenant trait pour trait le module d'effet globaux du mode V-synth. Ils ne sont pas tombés dans le même piège que le VC-1 qui reste avec sa réverbe bien métallique de D50.
Les emplacements pour stocker ses presets sont archis nombreux, puisque sur les 448 emplacements, seuls 64 sont pris par des prestes usines indéboulonnables. A l'instar de tout le reste de la machine, on peut trier les sons par catégorie (comme sur le V-synth et le D50).
Une chose un peu idiote: pour se fabriquer un preset appartenant à un groupe donné (par exemple: vocoder), il faut partir d'un preset usine de type vocoder. Il n'y a pas de template ou d'Init, mais ce n'est pas grave: il suffit de réserver quelques emplacements users pour y stocker quelques presets INIT vocoder ou INIT modeling par exemple, et le tour est joué.
Bien vu: la touch Preview qui fait office de bypass (et pas du tout de preview). Une fois pressée, elle reste enclenché, une seconde pression la remet dans son état initial.
Le seul regret que m'a donné ce VC-2, c'est l'orientation manifestement "synthétique": construire un choeur à 3 ou 4 voix à partir d'accords de clavier ne donnera pas un résultat naturel comme sur certains processeurs dédiés (TC Helicon, par exemple): on reste dans le créatif, le surprenant, l'original, mais pas dans le naturel.
Bref, un processeur synthétique qui fait bien ce qu'on attend de lui, une réussite qui talonne les références du genre!
J'aime beaucoup:
- L'originalité de l'appareil, de sa philosophie et de ses timbres uniques: un synthé vraiment singulier avec de très gros sons, bien servi par une interface très aboutie.
- A l'aise dans de nombreux styles musicaux grâce à la grande variété de ses timbres
- Un synthé qui excelle aussi bien dans les sons de synthé classiques (Jupiter, TB303, VP330, DX...) que dans les timbres complexes et évolutifs.
- La qualité des filtres, variés, musicaux, voire originaux.
- Les possibilités pour "salir" et "épaissir" les sons pour le transformer en "petite peste" cet instrument assez sage de prime abord.
- Des timbres qui sonnent étonamment "humains", "organiques", "chaleureux": il y a du sang et des os dans cette machine!
- C'est une affaire de goût, mais l'orientation "électro / synthétique / ethnique" clairement assumée.
- Le croisement réussi et unique entre le sampling (amélioré) et le virtual analog. Les échantillons stéréo.
- L'excellente qualité de fabrication, le look.
- Le fait qu'il soit rackable
- La simplicité relative à l'utilisation, la clarté de l'interface, l'ergonomie vraiment réussie.
- La réactivité très satisfaisante de l'écran tactile couleur, sa beauté.
- La qualité des effets au dessus de la moyenne, leur personnalité.
- La possibilité de copier tout ou partie d'un patch dans un autre.
- La quantité colossale de paramètres, mais qui savent rester explicites et judiceusement disposés.
- L'excellente implémentation MIDI (notamment la synchro à tous les niveaux: LFO, Delay, etc), la facilité à contrôler quasiment tous les paramètres depuis les contrôles en façade ou en MIDI. Le fait que les 8 potentiomètres puissent contrôler un instrument externe en émettant des Control Change MIDI.
- Les raccourcis, les astuces pour gagner du temps.
- L'USB qui sait tout faire: interface MIDI, transmission de paramètres et de samples, interface audionumérique (si, si, même si c'est limité!) mais malheureusement pas la synchro d'horloge, pour lequel le MIDI traditionnel reste la seule solution!
- La technologie Variphrase et ses algorithmes réussis, musicaux, fluides: encore mieux que ce que je pensais (ex: contrôle indépendant de la hauteur et des formants, avec enveloppes et modulations indépendantes, lecture envers/endroit)
- Le concept du TimeTrip Pad, et le fait qu'il soit plus qu'un jog/shuttle audio: quand on arrête de scratcher, le son s'immobilise et se gèle, mais ne s'interrompt pas (une sorte de synthèse granulaire).
- Le nombre de modes de déclenchement des samples, dont legato, unique sur une instrument et très utile.
- Le resampling, qui vient au secours de la polyphonie un peu faible.
- Les effets disponible avant l'étage de sampling (réducteur de bruit, compresseur, etc) qui permet d'enregistrer "proprement" d'entrée de jeu.
- Des sorties numériques, même si elles ne sont que S/PDIF: les résolutions acceptées, jusqu'à 96 kHz!
- Une entrée micro de grande qualité et très universelle (dispose même d'une alim phantom!!!), judicieusement placée en façade.
- La qualité du Vocal Designer: une vraie référence, un monstre sonore qui sait rester simple.
- La présence du D50, avec ses sonorités kitsch et datées mais attachantes, la fidélité à l'original, y compris dans son implémentation MIDI. Possibilité d'importer des fichiers Sysex de l'instrument original.
- L'existence d'un éditeur bibliothécaire pour la partie V-synth, austère et tout simple mais pratique.
- Le fait que le V-synth soit reconnu directement comme un phériphérique de stockage par un ordinateur (comme une clé USB ou un appareil photo numérique) sans besoin de pilote (le pilote USB ne servant que pour le MIDI).
- Un pilote Vista a été créé, ce qui prolonge la durée de vie de l'appareil de nombreuses années (non testé). Par contre, pas vu de pareil pilote pour la version clavier pour l'instant.
- La qualité de la documentation, une communauté active, les sons disponibles.
- Tous les avantages du logiciel et la robustesse du Hardware, un peu comme sur un G2.
- Pas de ventilateur bruyant malgré la puissance embarquée.
- Une fente pour un PC Card standard
- Pour une fois chez Roland, un instrument qui n'a pas besoin d'options coûteuses pour sonner.(pas de cartes additionnelles genre SR-JV ou SRX)
- La gestion des banques, qui fait que tous les emplacements peuvent être occupés par des sons utilisateurs en mode V-synth (pas de sons usines impossible à virer et qui prennent de la place pour rien).
- Finalement, l'excellent rapport qualité / prix en occasion (compter 1200€ en 2007).
J'aime moins:
- Défaut numéro 1: le fait que les 3 modules sonores: V-synth V2, D50 et Vocal Designer soient totalement indépendants, impossibles à mixer: un grand gâchis et le plus gros défaut de cet appareil.
- Difficile à éditer si on n'est pas pile poil en face l'écran.
- Le V-synth XT ne sait pas se synchroniser en MIDI quand on utilise le port USB comme port MIDI. Quelle honte!
- Pas d'undo pour V-synth et VC-2: toute boulette est irrattrapable (surtout qu'avec l'écran tactile, une fausse manip est vite faite). Par contre, un UNDO pour la VC-1.
- Le temps de chargement de chacun des 3 modules sonores, un peu long (surtout le Mode V-synth)
- Le fait que ce soit de l'USB 1.1, 40 fois moins rapide que l'USB 2.0. Le fait qu'il faille déconnecter et reconnecter l'USB pour passer du mode "import" au mode "play" (et donc une intégration qui aurait pu être encore meilleure).
- La polyphonie un tout petit peu juste (24 voies), mais en cohérence avec le concept. Le fait que ce soit une polyphonie maximale.
- Le mode Multi ou Performance qui n'existe pas vraiment, qui est bâclé et raté, et qui destine plutôt le V-synth à une utilisation monotimbrale.
- En mode D50, le fait que les enveloppes n'ait pas de représentation graphique (contrairement au mode V-synth)
- En mode D50, la fidélité absolue à l'instrument original, y compris ses défauts (par exemple, ses effets calamiteux et limités).
- Des incohérences dans les paramètres disponibles: édition tantôt très luxueuse (ex: Enveloppe pour une fréquence de filtre ET une autre, indépendante, pour la résonance, avec superposition des 2 en filigrane!), tantôt simpliste (un réglage de panoramique identique pour les 2 oscillateurs, sauf à utiliser certains effets COSM).
- Il faut des doigts de fée pour sélectionner certains paramètres sur l'écran tactile et les éditer (surtout les enveloppes)
- Pas de presets sur les effets; contournable grâce à la fonction "copy" qui permet de copier tout ou partie d'un autre patch.
- J'ai parfois eu droit à des "freeze" (tout bloqué, plus de son) en mode V-synth et même avec la VC1! Seule façon de s'en sortir: rallumer l'appareil. Je soupçonne fortement le pilote USB du V-synth.
- Les effets d'escalier perceptibles sur les potentiomètres de contrôle (codage pas assez fin, contrairement à un Virus par exemple)
- Le nombre de sorties un peu juste (2 x 2 stéréo)
- La non-compatibilité avec des banques de sons de sampler: ni Akai, ni Emu, ni Ensoniq, ni Yamaha...Ni Roland!!! Juste Wav et AIFF (pas MP3 non plus), même si ça s'explique.
- L'inclinaison trop prononcée quand on l'utilise autrement qu'en rack (trop vertical).
- La nécessité, inévitable, d'encoder en Variphrase les samples importés pour tirer un bénéfice maximum du moteur de synthèse. Le temps que cela nécessite.
- En Mode Vocal Designer, le fait qu'une note midi doit être jouée en permanence pour entendre un son.
- Le fait que le mode Vocal Designer ait un harmoniseur vocal qui penche nettement plus du côté synthétique que du côté naturel et donc un petit manque de polyvalence.
- En Mode V-synth, le fait qu'il faut appuyer de nouveau sur une note pour entendre l'effet d'un changement d'algorithme COSM, contrairement aux autres paramètres dont la prise en compte est immédiate.
- Des changements de paramètres pas tous fluides dans la section effet (des coupures, des petits retards de prise en compte de nouveaux paramètres).
- Certains timbres acoustiques en deça du reste de l'appareil, même si ce n'est pas sa philosophie première.
- L'impossibilité d'étendre la mémoire sampling. Sa capacité un peu faible, occupée en grande partie par les programmes usines (mais qu'on peut virer, heureusement).
- Absence du D-Beam comme sur la version clavier, alors que son utilisation en mode desktop aurait été possible.
- Le fait que certains paramètres systèmes soient lié au projet (fichier rassemblant des patches) et non rattaché au mode "global": le chargement d'un nouveau projet, par exemple, dégomme les réglages de synchro MIDI.
- L'arpégiateur n'émet pas en MIDI à l'extérieur de l'appareil.
- L'originalité de l'appareil, de sa philosophie et de ses timbres uniques: un synthé vraiment singulier avec de très gros sons, bien servi par une interface très aboutie.
- A l'aise dans de nombreux styles musicaux grâce à la grande variété de ses timbres
- Un synthé qui excelle aussi bien dans les sons de synthé classiques (Jupiter, TB303, VP330, DX...) que dans les timbres complexes et évolutifs.
- La qualité des filtres, variés, musicaux, voire originaux.
- Les possibilités pour "salir" et "épaissir" les sons pour le transformer en "petite peste" cet instrument assez sage de prime abord.
- Des timbres qui sonnent étonamment "humains", "organiques", "chaleureux": il y a du sang et des os dans cette machine!
- C'est une affaire de goût, mais l'orientation "électro / synthétique / ethnique" clairement assumée.
- Le croisement réussi et unique entre le sampling (amélioré) et le virtual analog. Les échantillons stéréo.
- L'excellente qualité de fabrication, le look.
- Le fait qu'il soit rackable
- La simplicité relative à l'utilisation, la clarté de l'interface, l'ergonomie vraiment réussie.
- La réactivité très satisfaisante de l'écran tactile couleur, sa beauté.
- La qualité des effets au dessus de la moyenne, leur personnalité.
- La possibilité de copier tout ou partie d'un patch dans un autre.
- La quantité colossale de paramètres, mais qui savent rester explicites et judiceusement disposés.
- L'excellente implémentation MIDI (notamment la synchro à tous les niveaux: LFO, Delay, etc), la facilité à contrôler quasiment tous les paramètres depuis les contrôles en façade ou en MIDI. Le fait que les 8 potentiomètres puissent contrôler un instrument externe en émettant des Control Change MIDI.
- Les raccourcis, les astuces pour gagner du temps.
- L'USB qui sait tout faire: interface MIDI, transmission de paramètres et de samples, interface audionumérique (si, si, même si c'est limité!) mais malheureusement pas la synchro d'horloge, pour lequel le MIDI traditionnel reste la seule solution!
- La technologie Variphrase et ses algorithmes réussis, musicaux, fluides: encore mieux que ce que je pensais (ex: contrôle indépendant de la hauteur et des formants, avec enveloppes et modulations indépendantes, lecture envers/endroit)
- Le concept du TimeTrip Pad, et le fait qu'il soit plus qu'un jog/shuttle audio: quand on arrête de scratcher, le son s'immobilise et se gèle, mais ne s'interrompt pas (une sorte de synthèse granulaire).
- Le nombre de modes de déclenchement des samples, dont legato, unique sur une instrument et très utile.
- Le resampling, qui vient au secours de la polyphonie un peu faible.
- Les effets disponible avant l'étage de sampling (réducteur de bruit, compresseur, etc) qui permet d'enregistrer "proprement" d'entrée de jeu.
- Des sorties numériques, même si elles ne sont que S/PDIF: les résolutions acceptées, jusqu'à 96 kHz!
- Une entrée micro de grande qualité et très universelle (dispose même d'une alim phantom!!!), judicieusement placée en façade.
- La qualité du Vocal Designer: une vraie référence, un monstre sonore qui sait rester simple.
- La présence du D50, avec ses sonorités kitsch et datées mais attachantes, la fidélité à l'original, y compris dans son implémentation MIDI. Possibilité d'importer des fichiers Sysex de l'instrument original.
- L'existence d'un éditeur bibliothécaire pour la partie V-synth, austère et tout simple mais pratique.
- Le fait que le V-synth soit reconnu directement comme un phériphérique de stockage par un ordinateur (comme une clé USB ou un appareil photo numérique) sans besoin de pilote (le pilote USB ne servant que pour le MIDI).
- Un pilote Vista a été créé, ce qui prolonge la durée de vie de l'appareil de nombreuses années (non testé). Par contre, pas vu de pareil pilote pour la version clavier pour l'instant.
- La qualité de la documentation, une communauté active, les sons disponibles.
- Tous les avantages du logiciel et la robustesse du Hardware, un peu comme sur un G2.
- Pas de ventilateur bruyant malgré la puissance embarquée.
- Une fente pour un PC Card standard
- Pour une fois chez Roland, un instrument qui n'a pas besoin d'options coûteuses pour sonner.(pas de cartes additionnelles genre SR-JV ou SRX)
- La gestion des banques, qui fait que tous les emplacements peuvent être occupés par des sons utilisateurs en mode V-synth (pas de sons usines impossible à virer et qui prennent de la place pour rien).
- Finalement, l'excellent rapport qualité / prix en occasion (compter 1200€ en 2007).
J'aime moins:
- Défaut numéro 1: le fait que les 3 modules sonores: V-synth V2, D50 et Vocal Designer soient totalement indépendants, impossibles à mixer: un grand gâchis et le plus gros défaut de cet appareil.
- Difficile à éditer si on n'est pas pile poil en face l'écran.
- Le V-synth XT ne sait pas se synchroniser en MIDI quand on utilise le port USB comme port MIDI. Quelle honte!
- Pas d'undo pour V-synth et VC-2: toute boulette est irrattrapable (surtout qu'avec l'écran tactile, une fausse manip est vite faite). Par contre, un UNDO pour la VC-1.
- Le temps de chargement de chacun des 3 modules sonores, un peu long (surtout le Mode V-synth)
- Le fait que ce soit de l'USB 1.1, 40 fois moins rapide que l'USB 2.0. Le fait qu'il faille déconnecter et reconnecter l'USB pour passer du mode "import" au mode "play" (et donc une intégration qui aurait pu être encore meilleure).
- La polyphonie un tout petit peu juste (24 voies), mais en cohérence avec le concept. Le fait que ce soit une polyphonie maximale.
- Le mode Multi ou Performance qui n'existe pas vraiment, qui est bâclé et raté, et qui destine plutôt le V-synth à une utilisation monotimbrale.
- En mode D50, le fait que les enveloppes n'ait pas de représentation graphique (contrairement au mode V-synth)
- En mode D50, la fidélité absolue à l'instrument original, y compris ses défauts (par exemple, ses effets calamiteux et limités).
- Des incohérences dans les paramètres disponibles: édition tantôt très luxueuse (ex: Enveloppe pour une fréquence de filtre ET une autre, indépendante, pour la résonance, avec superposition des 2 en filigrane!), tantôt simpliste (un réglage de panoramique identique pour les 2 oscillateurs, sauf à utiliser certains effets COSM).
- Il faut des doigts de fée pour sélectionner certains paramètres sur l'écran tactile et les éditer (surtout les enveloppes)
- Pas de presets sur les effets; contournable grâce à la fonction "copy" qui permet de copier tout ou partie d'un autre patch.
- J'ai parfois eu droit à des "freeze" (tout bloqué, plus de son) en mode V-synth et même avec la VC1! Seule façon de s'en sortir: rallumer l'appareil. Je soupçonne fortement le pilote USB du V-synth.
- Les effets d'escalier perceptibles sur les potentiomètres de contrôle (codage pas assez fin, contrairement à un Virus par exemple)
- Le nombre de sorties un peu juste (2 x 2 stéréo)
- La non-compatibilité avec des banques de sons de sampler: ni Akai, ni Emu, ni Ensoniq, ni Yamaha...Ni Roland!!! Juste Wav et AIFF (pas MP3 non plus), même si ça s'explique.
- L'inclinaison trop prononcée quand on l'utilise autrement qu'en rack (trop vertical).
- La nécessité, inévitable, d'encoder en Variphrase les samples importés pour tirer un bénéfice maximum du moteur de synthèse. Le temps que cela nécessite.
- En Mode Vocal Designer, le fait qu'une note midi doit être jouée en permanence pour entendre un son.
- Le fait que le mode Vocal Designer ait un harmoniseur vocal qui penche nettement plus du côté synthétique que du côté naturel et donc un petit manque de polyvalence.
- En Mode V-synth, le fait qu'il faut appuyer de nouveau sur une note pour entendre l'effet d'un changement d'algorithme COSM, contrairement aux autres paramètres dont la prise en compte est immédiate.
- Des changements de paramètres pas tous fluides dans la section effet (des coupures, des petits retards de prise en compte de nouveaux paramètres).
- Certains timbres acoustiques en deça du reste de l'appareil, même si ce n'est pas sa philosophie première.
- L'impossibilité d'étendre la mémoire sampling. Sa capacité un peu faible, occupée en grande partie par les programmes usines (mais qu'on peut virer, heureusement).
- Absence du D-Beam comme sur la version clavier, alors que son utilisation en mode desktop aurait été possible.
- Le fait que certains paramètres systèmes soient lié au projet (fichier rassemblant des patches) et non rattaché au mode "global": le chargement d'un nouveau projet, par exemple, dégomme les réglages de synchro MIDI.
- L'arpégiateur n'émet pas en MIDI à l'extérieur de l'appareil.
Voir plus bas
Ultra simple quand on sait programmer un synthé, sinon ça s'apprend très vite vu que l'édition est pas à pas.
Les sons...bon ce n'est pas un JD800, ni un Korg 01/w...
Mais ça sonne très convaincant, assez proche du D-50 et tout à fait, voir un poil mieux, que le D-20 (attention, le séquenceur en moins).
Il y a moyen de faire des supers nappes typées analogiques sans trop de difficultés, les strings sonnent biens, les voix aussi, il peut même faire le bruit des vagues!
Bref, pour son prix (+/- 100 euros), c'est tout bon.
Mais ça sonne très convaincant, assez proche du D-50 et tout à fait, voir un poil mieux, que le D-20 (attention, le séquenceur en moins).
Il y a moyen de faire des supers nappes typées analogiques sans trop de difficultés, les strings sonnent biens, les voix aussi, il peut même faire le bruit des vagues!
Bref, pour son prix (+/- 100 euros), c'est tout bon.
Je l'ai eu pendant un an, je ne le regrette pas.
Il fait face à nombres de situations, tant sur scène qu'en enregistrement, car une fois dans le mix le résultat est toujours bon.
Mais je répète, ce n'est pas un JD, ça reste la série D, donc ça ne sonnera pas comme J-M. Jarre. Mais ça peut sonner comme Vangelis :-)
Si il vous intéresse d'ailleur, je vends le mien, car j'ai maintenant un JD800 dans mon studio et je n'ai plus l'utilité du D-110.
Il fait face à nombres de situations, tant sur scène qu'en enregistrement, car une fois dans le mix le résultat est toujours bon.
Mais je répète, ce n'est pas un JD, ça reste la série D, donc ça ne sonnera pas comme J-M. Jarre. Mais ça peut sonner comme Vangelis :-)
Si il vous intéresse d'ailleur, je vends le mien, car j'ai maintenant un JD800 dans mon studio et je n'ai plus l'utilité du D-110.
Voir sur Google
en gros,une tr-707 avec un 106 mono et deux 106 polyphoniques empilables.
le tout en rack 2u...on crois rever.
J'en ai revé longtemps avant de l'acheter.
en gros,une tr-707 avec un 106 mono et deux 106 polyphoniques empilables.
le tout en rack 2u...on crois rever.
J'en ai revé longtemps avant de l'acheter.
Le reve a ses limites:
-pas de memoires.
-les 106 polyphoniques sont monos(aural)
par contre:
-un curseur en face avant est assigné a velocitée des sons et est utilisable en live
-le son....
-les editeurs pour 106 marchent pour le piloter.
-pas de memoires.
-les 106 polyphoniques sont monos(aural)
par contre:
-un curseur en face avant est assigné a velocitée des sons et est utilisable en live
-le son....
-les editeurs pour 106 marchent pour le piloter.
Le SON.
le synthé bass mono est splendide!il peut remplacer une TB pour ceux qui ne tweak pas en temps reel et qui n'utilisent pas la resonance typique a la boite chromée (quoi,y'en a pas?)
les synthés sont tout simplement magnifiques.allez voir sur le juno 106 pour vous donner un idée(la meme architecture de sons)
la partie rythme est une tr-707 avec ce que cela implique.
le synthé bass mono est splendide!il peut remplacer une TB pour ceux qui ne tweak pas en temps reel et qui n'utilisent pas la resonance typique a la boite chromée (quoi,y'en a pas?)
les synthés sont tout simplement magnifiques.allez voir sur le juno 106 pour vous donner un idée(la meme architecture de sons)
la partie rythme est une tr-707 avec ce que cela implique.
Si vous aimez la 707 pour ces samples 8 bits de batteries 80's ultracompressées,
si vous aimez le sons du 106 malgrés qu'il soit un des analo le plus utilisé au monde,
si vous voulez sortir en live avec une seule machine et un sequenceur midi,
si vous n'avez pas peur de devoir changer d'oscillos tout les 2 ans,
si vous avez le courage d'utiliser un editeur pour editer et sauver les sons,
alors,oui,oui,OUI!!!
des fois je me reveil le matin et je crois que j'ai révé tout ça mais non,il est bien la , il m'attends...tout noir et bleu .
si vous aimez le sons du 106 malgrés qu'il soit un des analo le plus utilisé au monde,
si vous voulez sortir en live avec une seule machine et un sequenceur midi,
si vous n'avez pas peur de devoir changer d'oscillos tout les 2 ans,
si vous avez le courage d'utiliser un editeur pour editer et sauver les sons,
alors,oui,oui,OUI!!!
des fois je me reveil le matin et je crois que j'ai révé tout ça mais non,il est bien la , il m'attends...tout noir et bleu .
Roland MX-200
Par Adrimed le 20/05/2007 à 02:47 Passionné(e) de musique, souhaite en faire son métier.
Par Adrimed le 20/05/2007 à 02:47 Passionné(e) de musique, souhaite en faire son métier.
Expandeur dédié aux sons d'orgues liturgiques
Midi in , out , thru, aux L/R, sorties jack mono,stéréo
Possibilitées d'extention par cartes srx Roland
Implantation GM2
Midi in , out , thru, aux L/R, sorties jack mono,stéréo
Possibilitées d'extention par cartes srx Roland
Implantation GM2
Manuel plus ou moins clair mais un écran LCD un peu plus grand aurait permit d'afficher des messages de facon plus efficace
Manipulation des fonctions pas toujours très intuitives.
Manipulation des fonctions pas toujours très intuitives.
Les sons sont divisés en deux familles: sons d'orgues/autres sons
Les sons destinés aux orgues liturgiques comprennent toute la palette propre à ce type de timbre(flue/reed/mixture/pédalier...)
Les autres sons (pianos acoustiques/électriques,orgues électrique,string,percussions,cuivre...)un peu la famille de sons classique.
En générale tout passe bien, quelques fonctions internes permettent d'affiner certains réglages(reverb,équaliseur,pitch...)
A noter une qualité générale de la définition du son.
Les sons destinés aux orgues liturgiques comprennent toute la palette propre à ce type de timbre(flue/reed/mixture/pédalier...)
Les autres sons (pianos acoustiques/électriques,orgues électrique,string,percussions,cuivre...)un peu la famille de sons classique.
En générale tout passe bien, quelques fonctions internes permettent d'affiner certains réglages(reverb,équaliseur,pitch...)
A noter une qualité générale de la définition du son.
Attention, cet expandeur est principalement dédié à etre piloté par un orgue Rodgers, il est cependant pilotable comme n'importe quel autre expandeur mais il possède des fonctions spécialement concues pour etre mis en relation avec les messages midi d'un orgue Rodgers.
Il existe en fait peu de renseignements sur cet expandeur et les quelques infos à son sujet ne mette pas clairement cet aspect en vigueur.
La (publicité) vente quelques 1000 et quelques sons mais il ne possède en fait que moins de 300 sons en facade, le reste sont issues du mode GM2 et d'autres messages MSB/LSB en gros pas vraiment pilotables par n'importe quel clavier.
C'EST POURQUOI JE TIENS À L'EXPLIQUER FRANCHEMENT, j'ai acheté cet expandeur en ne sachant justement pas cela, dans l'ensemble je n'en suis pas vraiment décu bien qu'il soit tout de meme pas donné, c'est sur qu'il inclue des sons peu courant en son genre et sympas, mais bon heuresement qu'il permet d'ajouter des cartes de sons srx, en gros ca rattrape un peu l'investissement.
Il existe en fait peu de renseignements sur cet expandeur et les quelques infos à son sujet ne mette pas clairement cet aspect en vigueur.
La (publicité) vente quelques 1000 et quelques sons mais il ne possède en fait que moins de 300 sons en facade, le reste sont issues du mode GM2 et d'autres messages MSB/LSB en gros pas vraiment pilotables par n'importe quel clavier.
C'EST POURQUOI JE TIENS À L'EXPLIQUER FRANCHEMENT, j'ai acheté cet expandeur en ne sachant justement pas cela, dans l'ensemble je n'en suis pas vraiment décu bien qu'il soit tout de meme pas donné, c'est sur qu'il inclue des sons peu courant en son genre et sympas, mais bon heuresement qu'il permet d'ajouter des cartes de sons srx, en gros ca rattrape un peu l'investissement.
Bien d'accord avec directtodreams, très bonne machine, très fiable (je l'ai depuis plus de 10 ans aussi).
Expandeur de la génération 01W (sans le wave shaping), synthèse AI2 à base d'échantillons PCM.
100 Programs (sons simples), 100 Combis (multimbrales, layers, dont layers par vélocité, splits), 1 Mode General Midi avec 128 sons GM (compatibilité GM niveau 1).
Extensions par cartes, 1 slot PCM et 1 solt Programs/Combis. J'ai la carte ethnic (pcm + programs et combis), excellente, et aussi la best of M1-T1, dénichée à l'époque chez Synthé Diffusion Toulouse (qui ne doit plus exister), et j'ai couplé ça à une carte RAM (200 programs et 200 combis).
La carte M1-T1 est bien aussi.
La carte Keyboard a comme inconvénient d'avoir très peu de nouveaux échantillons, le piano acoustique prenant à peu près toute la place...
Sorties stéréo + 4 sorties audio séparées, trio midi
Expandeur de la génération 01W (sans le wave shaping), synthèse AI2 à base d'échantillons PCM.
100 Programs (sons simples), 100 Combis (multimbrales, layers, dont layers par vélocité, splits), 1 Mode General Midi avec 128 sons GM (compatibilité GM niveau 1).
Extensions par cartes, 1 slot PCM et 1 solt Programs/Combis. J'ai la carte ethnic (pcm + programs et combis), excellente, et aussi la best of M1-T1, dénichée à l'époque chez Synthé Diffusion Toulouse (qui ne doit plus exister), et j'ai couplé ça à une carte RAM (200 programs et 200 combis).
La carte M1-T1 est bien aussi.
La carte Keyboard a comme inconvénient d'avoir très peu de nouveaux échantillons, le piano acoustique prenant à peu près toute la place...
Sorties stéréo + 4 sorties audio séparées, trio midi
L'édition de sons est complexe, sur écran minuscule... Editeur PC conseillé. Manuel très complet.
Comme dans l'avis précédent, des sons de nappes formidables, très typés Korg. Ideal pour tout ce qui est ambient-planant-new age.
Pas mal de sons trouvables sur le net avec orientation Dance aussi, mais là je m'y connais moins...
Vu le prix en occasion, sans rival pour remplacer une carte son moyenne pour la lecture des midifiles, niveau de sortie et qualité audio époustouflants.
Pas mal de sons acoustiques très corrects aussi.
Pas mal de sons trouvables sur le net avec orientation Dance aussi, mais là je m'y connais moins...
Vu le prix en occasion, sans rival pour remplacer une carte son moyenne pour la lecture des midifiles, niveau de sortie et qualité audio époustouflants.
Pas mal de sons acoustiques très corrects aussi.
Je m'en sers depuis plus de 10 ans, il avait remplacé un D110 Roland à l'époque.
Je l'utilise toujours pour mes compos, associé à mon DX 11 et mon Korg PA 50.
Prix d'occase très intéressant, la difficulté majeure est de trouver des cartes d'extensions qui sont un plus considérable sur cette machine (comme sur les 01W d'ailleurs).
Je l'utilise toujours pour mes compos, associé à mon DX 11 et mon Korg PA 50.
Prix d'occase très intéressant, la difficulté majeure est de trouver des cartes d'extensions qui sont un plus considérable sur cette machine (comme sur les 01W d'ailleurs).
Korg Radias Expandeur
Par mlaersmiss le 08/05/2007 à 06:23 Passionné(e) de musique, souhaite en faire son métier.
Par mlaersmiss le 08/05/2007 à 06:23 Passionné(e) de musique, souhaite en faire son métier.
Je n'entrerai pas vraiment dans les détails pour cette section, car les personnes précédentes l'ont plutôt déja très bien expliquée. Les caractéristiques énumérées par jahqua sont assez complète. Sinon vous pouvez consultez le site de Korg.
La première fois que vous verrez l'engin vous serez probablement impressionné par le nombre de boutons qu'il y a en façade et par conséquent vous penserez peut-être que l'engin n'est pas maîtrisable. Détrompez-vous ce n'est pas le cas. La hiérarchie des menus du mode éditable suit la logique des paramètres de synthèse directement modifiable en face avant. Et tout est bien indiqué. Pour ceux qui on déjà toucher les vieilles machines complètement analogique vous aurez probablement plus de facilité à l'utiliser, mais prenez quand même le temps de bien comprendre le fonctionnement de la bête car il s'agit là d'une machine qui peut aller beaucoup plus loin que ce que vous pouvez vous imaginez. Pour ceux qui ne connaissent pas la synthèse analogique, l'engin est quand même fait pour vous. La seule condition est de prendre le temps nécessaire pour comprendre l'engin et ses multiples possibilités. Lisez le manuel de long en large (même si pour certains c'est vraiment ennuyeux), et gardez le près de vous il vous sera probablement très utile. L'intérêt d'acheter un engin pareil est justement dans la compréhension de celui-ci. Si vous ne lui consacré pas le temps nécessaire vous allez vite vous dire que le Radias est beaucoup trop compliqué, alors que ce n'est pas le cas. Souvenez vous; on ne doit jamais se fier aux apparences. Plus vous y consacrerez du temps, plus vous découvrirez sa richesse et ses multiples possibilités, plus vous deviendrez carrément fou... bref je dors pratiquement avec.
En bref! Certe, pas nécessairement évident les premières journées mais après un bon mois à l'utiliser le plus régulièrement possible (idéalement tous les jours :P, ce n'est pas un suplice je vous assure) vous commencez très bien à le maîtriser.
En bref! Certe, pas nécessairement évident les premières journées mais après un bon mois à l'utiliser le plus régulièrement possible (idéalement tous les jours :P, ce n'est pas un suplice je vous assure) vous commencez très bien à le maîtriser.
Les sons conviennent à tous les genres, vu la technologie de synthèse multiple du Radias. Évitez de vous fier aux sons déjà en mémoire, ils sont très axés Trance, Dance, Techno. Moi j'ai carrément sauvegardé les programmes d'usine sur mon PC(et oui vous pouvez tout sauvegardé sur votre MAC ou PC avec le soft d'édition fourni), et j'ai réinitialisé tout les programmes du Radias. J'ai donc toute la place nécessaire pour créer mes propres textures sonores, et si j'ai besoin de retrouver les sons d'usine ils sont biens à l'abris dans mon PC et sur cd. Bref, j'ai des leads pour l'indie rock, electro, ambient, en passant par les pads, sons orchestraux, sons terriblement analogique, vous pouvez tout simplement tout faire.
Les puristes seront vraiment impressionnés par la richesse du son et par le mouvement dans l'espace... ceux qui aime les sons vintage le seront aussi. Les démos sont plutôt puriste mes modifier quelques paramètre (un très utile, analog tune ...) vous obtenez déjà le son du synthé analog qui est mal tuné (une caractéristique importante de la chaleur de ces vieilles machines). D'autres paramètres sont la pour ajouter de la distortion harmonique, ou le fameux waveshape... bref y'a la une panoplie de paramètres modifiables qui vous permettent de prendre le sons propres et de le rendre vraiment sale.
Chaque programme peut contenir jusqu'à 4 timbres, ce qui donne des sons exceptionnellement riches en couleurs, variations ou puissance. Toutefois, avec seulement 1 timbre vous pouvez déjà avoir un sons terriblement colorés vu le nombre de paramètre que vous pouvez assigner aux timbre... (7 virtual patch : remplace le patch des vieux synthé analogique, 3 mod sequencer par timbre, plus arpégiateur, step sequencer, insert fx, master fx). Vous jouez avec les sons comme avec de la pâte à modeler.
Les drumkits sonne exceptionnellement bien.
Le vocodeur est puissant, d'autre diront que c'est de la merde, mais j'en connais pas beaucoup qui ont les moyens de se payer un vocodeur rackable à plus de 1000 balles. Et celui du Radias travail vraiment bien.
Les effets sont carrément efficaces, contrairement à d'autres produits où ils ne sont pas utilisables.
Les filtres contribuent réellement à modifier la texture des oscillateurs, les générateurs d'enveloppe sont très efficace et leur courbe de réponse modifiable.
Les lfo's servent aussi de source de modulation et travaillent vraiment bien.
Tout simplement dément!
Les puristes seront vraiment impressionnés par la richesse du son et par le mouvement dans l'espace... ceux qui aime les sons vintage le seront aussi. Les démos sont plutôt puriste mes modifier quelques paramètre (un très utile, analog tune ...) vous obtenez déjà le son du synthé analog qui est mal tuné (une caractéristique importante de la chaleur de ces vieilles machines). D'autres paramètres sont la pour ajouter de la distortion harmonique, ou le fameux waveshape... bref y'a la une panoplie de paramètres modifiables qui vous permettent de prendre le sons propres et de le rendre vraiment sale.
Chaque programme peut contenir jusqu'à 4 timbres, ce qui donne des sons exceptionnellement riches en couleurs, variations ou puissance. Toutefois, avec seulement 1 timbre vous pouvez déjà avoir un sons terriblement colorés vu le nombre de paramètre que vous pouvez assigner aux timbre... (7 virtual patch : remplace le patch des vieux synthé analogique, 3 mod sequencer par timbre, plus arpégiateur, step sequencer, insert fx, master fx). Vous jouez avec les sons comme avec de la pâte à modeler.
Les drumkits sonne exceptionnellement bien.
Le vocodeur est puissant, d'autre diront que c'est de la merde, mais j'en connais pas beaucoup qui ont les moyens de se payer un vocodeur rackable à plus de 1000 balles. Et celui du Radias travail vraiment bien.
Les effets sont carrément efficaces, contrairement à d'autres produits où ils ne sont pas utilisables.
Les filtres contribuent réellement à modifier la texture des oscillateurs, les générateurs d'enveloppe sont très efficace et leur courbe de réponse modifiable.
Les lfo's servent aussi de source de modulation et travaillent vraiment bien.
Tout simplement dément!
Je l'utilise depuis bientôt 1 mois.
J'aimes vraiment tout de l'engin, on voit qu'il y a beaucoup d'années de savoir faire de la part de Korg dans cet engin, sauf peut-être pour le step sequencer il n'y a pas possibilité de changer de pattern en cours de route, mais détail vraiment peut important. Dans le pire des cas, vous pouvez vous faire différent pattern que vous enchainerez via MIDI en assignant au Timbre utilisant le drumkit un canal spécifique.
Les prises inputs donnent encore plus de possibilité en modifiant avec les paramètres du RADIAS les signaux externe (cd, instrument, bref n'importe qu'elle machin générant du son et possédant des outputs audio), vous pouvez aussi les utiliser pour l'E.F. (envelope follower) comme trigger, source de modulation. A vous de voir.
Le look est superbe, l'ergonomie géniale, le touché autant touche que potard est agréable.
Le rapport qualité/prix est excellent car vous avez la un synthé extrêmement complet.
Je referais ce choix sans aucun doute.
Un produit énorme, merveilleusement réussi, et qui modifiera sans nul doute votre manière de faire de la musique, une bête monstrueuse mais profitable pour tout musiciens.
Avant d'essayer l'engin prévoyez vous d'avoir un peu d'argent de côté, je vous garanti que dès les premiers essai vous n'allez que penser au Radias. Et si vous n'avez pas les moyens de l'acheter vous allez vous en mordre les doigts... on en devient vite accro. J'ai passé plus de 6 mois à faire le tour des magasins pour aller voir et jouer avec l'engin, sous prétexte aux commerçants que je magasinais tout simplement, alors que je savais très bien que je voulais le Radias et rien d'autre. Mais c'est enfin mon jour de gloire.
J'aimes vraiment tout de l'engin, on voit qu'il y a beaucoup d'années de savoir faire de la part de Korg dans cet engin, sauf peut-être pour le step sequencer il n'y a pas possibilité de changer de pattern en cours de route, mais détail vraiment peut important. Dans le pire des cas, vous pouvez vous faire différent pattern que vous enchainerez via MIDI en assignant au Timbre utilisant le drumkit un canal spécifique.
Les prises inputs donnent encore plus de possibilité en modifiant avec les paramètres du RADIAS les signaux externe (cd, instrument, bref n'importe qu'elle machin générant du son et possédant des outputs audio), vous pouvez aussi les utiliser pour l'E.F. (envelope follower) comme trigger, source de modulation. A vous de voir.
Le look est superbe, l'ergonomie géniale, le touché autant touche que potard est agréable.
Le rapport qualité/prix est excellent car vous avez la un synthé extrêmement complet.
Je referais ce choix sans aucun doute.
Un produit énorme, merveilleusement réussi, et qui modifiera sans nul doute votre manière de faire de la musique, une bête monstrueuse mais profitable pour tout musiciens.
Avant d'essayer l'engin prévoyez vous d'avoir un peu d'argent de côté, je vous garanti que dès les premiers essai vous n'allez que penser au Radias. Et si vous n'avez pas les moyens de l'acheter vous allez vous en mordre les doigts... on en devient vite accro. J'ai passé plus de 6 mois à faire le tour des magasins pour aller voir et jouer avec l'engin, sous prétexte aux commerçants que je magasinais tout simplement, alors que je savais très bien que je voulais le Radias et rien d'autre. Mais c'est enfin mon jour de gloire.
Je sais pas pourquoi, je sens que je vais pas me faire des copains. J'ai décidé, la peur au ventre, de livrer un avis sur le K2600R pas aussi dithyrambique que tous ceux que j'ai pu lire sur ce site.
Tant pis, j'y vais, et je vais vraiment essayer d'être juste et équilibré. Merci de bien vouloir lire avec attention et impartialité cet avis, je veux vexer personne!!! Je précise aussi que je ne prétends pas pondre un avis exhaustif, loin s'en faut. Ce n'est qu'un avis, rien de plus.
Le K2600R est donc un synthétiseur en rack avec 48 voix de polyphonie bien gérée. Ce n'est quand même pas, quoiqu'on en dise, un point fort de la machine au regard de la concurrence, il faut être honnête. Les samples de bases sont de bonne facture, mais un certain nombre d'entre eux commencent à dater (ça sonne 90's. Pas un pb, les capacités de synthèse de l'engin savent sortir les sons "bateaux" des sentiers battus, nous y reviendrons). Je ne parle pas ici d'un nombre Mo, car c'est vrai qu'on s'en fout, seul le résultat compte. En tous cas, mon conseil est d'acheter ce K2600R déjà équipé de ROM optionnelles (au moins contemporary / orchestral, les derniers modèles vendus en étaient équipés d'origine). Il y a la vintage electric piano qui a l'air bien mais que je n'ai pas eu le loisir de tester. Si on ne les a pas, on n'en meurt pas, mais l'instrument est quand même plus pauvre, et surtout, elles ne sont pas données: c'est le premier coup de gueule que j'adresserais à Kurzweil: le prix et la rareté des options, et le fait que bon nombre d'entre elles ne soient pas facilement installables par l'utilisateur (je pense à l'option sampling, ADAT, etc.)
Ensuite, le K2600 bénéficie d'un processeur d'effet qui est vraiment bon. Disposant, entre autres, de 4 inserts, ce multi-effet est absolument brillant. Sans être très originaux, les effets offerts sont de grande qualité, et surtout, leur routing est extrêmement flexible et configurable. Ensuite, les paramètres foisonnent, les pages d'éditions sont nombreuses! Les grandeurs sont exprimées en unités physiques, et là, on frise l'excellence.
Le nombre de sortie est très élevé (10!!!) et très pratique: c'est un très gros point fort de l'engin. Et, contrairement aux générations précédentes, leur qualité audio est...comment dire...Parfaite, absolument.
L'écran, grand et lumineux, au contraste réglable en façade, ne semble pas souffrir des problèmes de fiabilité des générations précédentes.
Enfin, il faut vénérer Kurzweil au moins sur un point: les OS sont évolutifs, et ont vraiment évolué au fil des années, en apportant leur lot de nouveauté: le Triple Mode n'en est qu'un exemple. Ces OS ont aussi pour vocation de rendre compatible l'appareil avec les nouvelles options mise à disposition: ainsi, le tout dernier OS permet de reconnaître la carte optionnelle ADAT. C'est moins poétique, mais c'est pro. Bien sûr, ces changements de version d'OS se font, sur le K2600, gratuitement et via le lecteur de disquette/périphérique SCSI: au moins un truc gratuit chez Kurzweil, rendons leur grâce au moins sur ce point.
Le K2600R peut lire des samples en les chargeant dans sa RAM (dont le maximum est 128 Mo: il fallait pas moins de nos jours). Il les chargera depuis un disque dur ou un lecteur de CD-ROM SCSI, ou bien depuis une disquette 3,5 pouces à insérer dans le lecteur (oui, oui, ça existe encore!!!), ou bien, si l'engin dispose de l'option sampling, le K2600 pourra sampler directement depuis une source audio externe. Je n'ai pas eu le loisir de tester cette option sampling, absente de mon rack. Le Kurzweil sait lire les samples au format AKAI, Ensoniq, Roland, Kurzweil (oui, quand même) mais pas Emu (et pourquoi donc???). Il sait lire aussi n'importe quel fichier Wav pour en faire le matériau de base de la synthèse VAST. Un très mauvais point: les samples chargés ne sont pas sauvegardés à l'extinction de l'appareil: c'est vraiment n'importe quoi et en total décalage avec le reste de la machine, dont le côté professionnel ne sera jamais pris en défaut. Et vas-y que je te recharge 50 fois les même samples...Pff...Un très bon point en revanche: Kurzweil a pris soin d'assurer une compatibilité ascendante avec tous les modèles précédents: le K2600R lit sans broncher les programmes des K2000 et K2500. Le KDFX se charge de simuler l'antique processeur d'effet de ces machines, et il n'a aucun mal à cela tant il leur est supérieur.
Je termine par le séquenceur, qui est très bon en terme de séquenceur midi hardware. Il utilise, pour stocker les séquences, la mémoire PRAM qui sert aussi à stocker les programmes. Il y a donc partage de mémoire sur ce point. A ce propos, cette mémoire est aussi HORS DE PRIX. C'est incompréhensible, j'ai cru qu'ils s'étaient trompé d'un zéro au début. Heureusement, mon appareil était déjà bien pourvu, donc...Pas de problème.
Conclusion: que celui qui s'avise d'acquérir un K2600 veille bien à ce qu'il soit plein d'options déjà installées, parce que sinon, il va falloir rajouter des queues aux zéro et faire des kilomètres pour trouver une âme charitable pour les lui installer. Ou alors, le faire soi même, mais à ses risques et périls!
Tant pis, j'y vais, et je vais vraiment essayer d'être juste et équilibré. Merci de bien vouloir lire avec attention et impartialité cet avis, je veux vexer personne!!! Je précise aussi que je ne prétends pas pondre un avis exhaustif, loin s'en faut. Ce n'est qu'un avis, rien de plus.
Le K2600R est donc un synthétiseur en rack avec 48 voix de polyphonie bien gérée. Ce n'est quand même pas, quoiqu'on en dise, un point fort de la machine au regard de la concurrence, il faut être honnête. Les samples de bases sont de bonne facture, mais un certain nombre d'entre eux commencent à dater (ça sonne 90's. Pas un pb, les capacités de synthèse de l'engin savent sortir les sons "bateaux" des sentiers battus, nous y reviendrons). Je ne parle pas ici d'un nombre Mo, car c'est vrai qu'on s'en fout, seul le résultat compte. En tous cas, mon conseil est d'acheter ce K2600R déjà équipé de ROM optionnelles (au moins contemporary / orchestral, les derniers modèles vendus en étaient équipés d'origine). Il y a la vintage electric piano qui a l'air bien mais que je n'ai pas eu le loisir de tester. Si on ne les a pas, on n'en meurt pas, mais l'instrument est quand même plus pauvre, et surtout, elles ne sont pas données: c'est le premier coup de gueule que j'adresserais à Kurzweil: le prix et la rareté des options, et le fait que bon nombre d'entre elles ne soient pas facilement installables par l'utilisateur (je pense à l'option sampling, ADAT, etc.)
Ensuite, le K2600 bénéficie d'un processeur d'effet qui est vraiment bon. Disposant, entre autres, de 4 inserts, ce multi-effet est absolument brillant. Sans être très originaux, les effets offerts sont de grande qualité, et surtout, leur routing est extrêmement flexible et configurable. Ensuite, les paramètres foisonnent, les pages d'éditions sont nombreuses! Les grandeurs sont exprimées en unités physiques, et là, on frise l'excellence.
Le nombre de sortie est très élevé (10!!!) et très pratique: c'est un très gros point fort de l'engin. Et, contrairement aux générations précédentes, leur qualité audio est...comment dire...Parfaite, absolument.
L'écran, grand et lumineux, au contraste réglable en façade, ne semble pas souffrir des problèmes de fiabilité des générations précédentes.
Enfin, il faut vénérer Kurzweil au moins sur un point: les OS sont évolutifs, et ont vraiment évolué au fil des années, en apportant leur lot de nouveauté: le Triple Mode n'en est qu'un exemple. Ces OS ont aussi pour vocation de rendre compatible l'appareil avec les nouvelles options mise à disposition: ainsi, le tout dernier OS permet de reconnaître la carte optionnelle ADAT. C'est moins poétique, mais c'est pro. Bien sûr, ces changements de version d'OS se font, sur le K2600, gratuitement et via le lecteur de disquette/périphérique SCSI: au moins un truc gratuit chez Kurzweil, rendons leur grâce au moins sur ce point.
Le K2600R peut lire des samples en les chargeant dans sa RAM (dont le maximum est 128 Mo: il fallait pas moins de nos jours). Il les chargera depuis un disque dur ou un lecteur de CD-ROM SCSI, ou bien depuis une disquette 3,5 pouces à insérer dans le lecteur (oui, oui, ça existe encore!!!), ou bien, si l'engin dispose de l'option sampling, le K2600 pourra sampler directement depuis une source audio externe. Je n'ai pas eu le loisir de tester cette option sampling, absente de mon rack. Le Kurzweil sait lire les samples au format AKAI, Ensoniq, Roland, Kurzweil (oui, quand même) mais pas Emu (et pourquoi donc???). Il sait lire aussi n'importe quel fichier Wav pour en faire le matériau de base de la synthèse VAST. Un très mauvais point: les samples chargés ne sont pas sauvegardés à l'extinction de l'appareil: c'est vraiment n'importe quoi et en total décalage avec le reste de la machine, dont le côté professionnel ne sera jamais pris en défaut. Et vas-y que je te recharge 50 fois les même samples...Pff...Un très bon point en revanche: Kurzweil a pris soin d'assurer une compatibilité ascendante avec tous les modèles précédents: le K2600R lit sans broncher les programmes des K2000 et K2500. Le KDFX se charge de simuler l'antique processeur d'effet de ces machines, et il n'a aucun mal à cela tant il leur est supérieur.
Je termine par le séquenceur, qui est très bon en terme de séquenceur midi hardware. Il utilise, pour stocker les séquences, la mémoire PRAM qui sert aussi à stocker les programmes. Il y a donc partage de mémoire sur ce point. A ce propos, cette mémoire est aussi HORS DE PRIX. C'est incompréhensible, j'ai cru qu'ils s'étaient trompé d'un zéro au début. Heureusement, mon appareil était déjà bien pourvu, donc...Pas de problème.
Conclusion: que celui qui s'avise d'acquérir un K2600 veille bien à ce qu'il soit plein d'options déjà installées, parce que sinon, il va falloir rajouter des queues aux zéro et faire des kilomètres pour trouver une âme charitable pour les lui installer. Ou alors, le faire soi même, mais à ses risques et périls!
Nous y voilà. C'est un monstre de complexité, je n'ai jamais vu un instrument aussi complet. Face à cela, on peut être pris de 2 réactions: l'ébahissement ( "ooooohhh, en faisant Edit, il y avait encore un menu derrière!!! Euh...qu'est ce que je suis venu faire là, déjà?" ) ou bien la nausée. Je dois avouer que, en ce qui me concerne, c'est la deuxième option qui l'emporte haut la main.
Attention, je ne suis pas un tourneur de boutons impatient qui veut tout en 5 secondes: mon set-up a ou a eu le plaisir de croiser des engins pas tous simples: XP50, Console 01X et i88x, Motif Rack, Virus KC, PolyEvolver Rack, un FS1R (dans le genre compliqué, celui-ci est un modèle), et, plus dernièrement, un G2 Engine. Par exemple, je trouve le Clavia G2, dans un tout autre style bien sûr, beaucoup, beaucoup plus convivial, bien que doté lui aussi de nombreuses fonctionalités. Dans le Kurzweil, la philosophie qui a prédominé est: donnons accès à l'utilisateur à TOUT ce qu'il est possible de modifier, et chacun y prendra ce qu'il veut. Ca part d'un sentiment extrêmement généreux, mais on a une impression de trop plein. J'imagine que, l'habitude faisant, on se concentre sur les paramètres essentiels et on snobe les autres. Mais si c'est pour faire cela, autant se tourner vers d'autres instruments. Kurzweil l'a bien compris en déclinant ses sonorités sur des instruments plus "humains" (gamme PC2R, PC1X, notamment).
Justement, si on joue au jeu des comparaisons sur l'utilisation avec, par exemple, un Clavia G2, on me rétorquera: "bah évidemment, y'a un éditeur graphique sur PC/MAC, alors que le Kurzweil ne peut être édité que depuis sa façade". C'est vrai. Mais alors...Pourquoi Kurzweil, qui a été capable de développer un tel monstre, n'a pas été fichu de concevoir un vrai utilitaire pour l'éditer (un gratuit, comme Clavia). Imaginez une édition graphique de KDFX, ou une sélection des composants d'algorithme par menu déroulant...Cela aurait TOUT changé.
Puisque nous en sommes réduits à utiliser nos boutons de façade et notre bel écran, alors on n'arrive à rien? Si, quand même. Kurzweil a réussi la prouesse de faire un OS certes compliqué, mais à la navigation intuitive, et vraiment, ils ne pouvaient pas mieux faire. Ce qui transforme le naufrage en semi-naufrage. Les "Soft Buttons" sont utilisés à tire-larigot, et il est possible d'assigner n'importe quel contrôleur MIDI externe à presque n'importe quel paramètre (cette fonction est une merveille). Mais j'en démords pas: un éditeur, c'était possible et cela aurait décuplé l'intérêt de la machine. Même Akai (AKAISYS) l'a fait, même yamaha (Voice editor et multiPart editor pour les motifs). Même une toute petite société comme DSI fournissait un éditeur gratuit (ok, développé par un éditeur tiers: mais pourquoi pas, à la limite?) pour son PolyEvolver. Connaissant Kurzweil, cela aurait sûrement été de grande qualité mais payant et très cher! Enfin, ne divaguons pas, puisqu'ils n'ont même pas essayé.
L'utilisation du Kurzweil K2600R est donc vertigineuse, totalement complète mais indigeste, même avec les trésors d'invention qu'on su trouver les ingénieurs de chez Kurzweil. Je n'ai pas du tout accroché, malgré les efforts fournis.
Attention, je ne suis pas un tourneur de boutons impatient qui veut tout en 5 secondes: mon set-up a ou a eu le plaisir de croiser des engins pas tous simples: XP50, Console 01X et i88x, Motif Rack, Virus KC, PolyEvolver Rack, un FS1R (dans le genre compliqué, celui-ci est un modèle), et, plus dernièrement, un G2 Engine. Par exemple, je trouve le Clavia G2, dans un tout autre style bien sûr, beaucoup, beaucoup plus convivial, bien que doté lui aussi de nombreuses fonctionalités. Dans le Kurzweil, la philosophie qui a prédominé est: donnons accès à l'utilisateur à TOUT ce qu'il est possible de modifier, et chacun y prendra ce qu'il veut. Ca part d'un sentiment extrêmement généreux, mais on a une impression de trop plein. J'imagine que, l'habitude faisant, on se concentre sur les paramètres essentiels et on snobe les autres. Mais si c'est pour faire cela, autant se tourner vers d'autres instruments. Kurzweil l'a bien compris en déclinant ses sonorités sur des instruments plus "humains" (gamme PC2R, PC1X, notamment).
Justement, si on joue au jeu des comparaisons sur l'utilisation avec, par exemple, un Clavia G2, on me rétorquera: "bah évidemment, y'a un éditeur graphique sur PC/MAC, alors que le Kurzweil ne peut être édité que depuis sa façade". C'est vrai. Mais alors...Pourquoi Kurzweil, qui a été capable de développer un tel monstre, n'a pas été fichu de concevoir un vrai utilitaire pour l'éditer (un gratuit, comme Clavia). Imaginez une édition graphique de KDFX, ou une sélection des composants d'algorithme par menu déroulant...Cela aurait TOUT changé.
Puisque nous en sommes réduits à utiliser nos boutons de façade et notre bel écran, alors on n'arrive à rien? Si, quand même. Kurzweil a réussi la prouesse de faire un OS certes compliqué, mais à la navigation intuitive, et vraiment, ils ne pouvaient pas mieux faire. Ce qui transforme le naufrage en semi-naufrage. Les "Soft Buttons" sont utilisés à tire-larigot, et il est possible d'assigner n'importe quel contrôleur MIDI externe à presque n'importe quel paramètre (cette fonction est une merveille). Mais j'en démords pas: un éditeur, c'était possible et cela aurait décuplé l'intérêt de la machine. Même Akai (AKAISYS) l'a fait, même yamaha (Voice editor et multiPart editor pour les motifs). Même une toute petite société comme DSI fournissait un éditeur gratuit (ok, développé par un éditeur tiers: mais pourquoi pas, à la limite?) pour son PolyEvolver. Connaissant Kurzweil, cela aurait sûrement été de grande qualité mais payant et très cher! Enfin, ne divaguons pas, puisqu'ils n'ont même pas essayé.
L'utilisation du Kurzweil K2600R est donc vertigineuse, totalement complète mais indigeste, même avec les trésors d'invention qu'on su trouver les ingénieurs de chez Kurzweil. Je n'ai pas du tout accroché, malgré les efforts fournis.
Avant d'avoir un Kurzweil, j'ai entendu des éloges incroyables sur cette marque et sur cet instrument en particulier: "son chaud", "typé analogique", "synthèse modulaire", "multisynthèse", "son large et ample", "on n'a pas encore fait mieux", "il éclate tous ses concurrents sur tous les types de synthèse". Bref, l'instrument ultime qui sait tout faire, et qui excelle en tout. Tout cela est vraiment, vraiment très exagéré.
Attention: loin de moi l'idée de dénigrer cet excellent synthétiseur: un K2600 demeure, 8 ans après sa sortie, une vraie référence, incontournable sur bien des points, à l'indéniable professionalisme. Car c'est vrai que les marques "grand public" (Korg / Yamaha / Roland) se sont trop fichu de nous en sortant des nouveautés qui n'en étaient pas.
Mais, d'ailleurs: ce K2600 ne souffrirait-il pas du même mal? Car, au fond, un K2500 est-il bien différent? Eh bien non. Surtout si ce K2500 est équipé du KDFX. Un K2500 avec KDFX est identique à un K2600 à plus de 90%. Quand c'est Kurzweil qui fait peu évoluer ses instruments, on trouve que "c'est la classe", "Kurzweil fait évoluer son OS petit à petit en restant fidèle à ses principes", "on ne change pas un concept qui est toujours au somment de son art", etc. Et quand Yamaha nous pond un Motif tous les 4 ans, on insulte leurs produits en les brûlant sur l'autel de l'anti-marketing. Bref: Kurzweil a la carte, comme on dit. Ils peuvent faire n'importe quoi, ils sont adulés. Et celui qui pense le contraire est un inculte qui ne mérite que le goudron et les plumes.
Avant d'entrer dans le vif du sujet des sonorités, je dirais donc: voilà une marque très pro, sérieuse, qui mérite un immense respect, vraiment je le pense. Mais pas au point d'être inattaquable sur certains points et notamment l'évolution très lente de ses instruments ces dernières années: le K2600 sent le réchauffé!
Donc, les sonorités: évidemment, s'agissant d'un hybride, synthé/sampler, je ne vais pas me contenter du dire: le Kurzweil sonne BIEN ou MAL. Il sonne selon l'utilisation qu'on en fait.
Essayons de nous mouiller un peu quand même en regardant tout cela pas type de sonorité.
Prenons, pour commencer le mode KB3. Est-ce que ça sonne? Moui, c'est pas mal. Superbe? Non. Incroyable de fidélité? Non plus. C'est une bonne modélisation (c'est d'ailleurs sa grande qualité: c'est une modélisation, et on peut jouer sur les tirettes comme sur un vrai!), très conviviale et pratique, qui va à l'essentiel. Mais on fait désormais bien mieux en informatique (Charlie, B4, Emagic EVB3...). Même le KDFX ne parvient pas à rattraper totalement la sauce. Les clics, le leakage, la simulation de Leslie sont bien là, mais ne font pas illusion. A planquer au fond d'un mix, donc. Mais si on raisonne uniquement hardware, alors oui, c'est bien. Par exemple, le Motif a des orgues qui sonnent aussi bien voire mieux, mais ne sera pas aussi flexible dans l'édition. Le KB3: plutôt un bon point, finalement.
Les sons de percus et les kits rythmiques ne sont pas mappés comme sur tous les autres synthés: c'est pourtant devenu plus ou moins une convention, mais Kurzweil se la joue à part sur le sujet. Alors on doit tout remapper, ou bricoler son séquenceur pour remettre un peu d'ordre là-dedans. Les kits pop/rock sont de bonne facture, sans plus. En revanche, les cartes optionnelles donnent droit à des percus World du plus bel effet. Les percus indiennes sont très réussies, par exemple, un must. Curieux: l'absence quasi totale de sample rap/R'n'B/Techno...Le K2600 reste très traditionnel et semble avoir misé sur le fait que les amateurs de ces styles musicaux importeraient leurs propres samples. Kurzweil ne court après aucune mode, ce n'est pas forcément un défaut en soi.
Vient ensuite la fameuse synthèse Vast: le principe, c'est de considérer que chaque programme n'obéit pas à une architecture figée: les oscillateurs, filtres, enveloppes, samples...peuvent être agencés de multiples façons. Il est absolument évident que cela décuple les possibilités d'édition de l'engin. Les samples chargés dans la mémoire bénéficient du même traitement que les samples en ROM, et même les sources externes lorsque l'option sampling ou ADAT est installée. Les résultats sont imprévisibles, c'est une qualité de l'appareil, mais ces résultats, bruts de fonderie, sont rarement musicaux de prime abord. Un gros travail reste nécessaire pour donner une musicalité à un son en partant de zéro. Cela rappelle un peu, en beaucoup plus complet, le principe des "structures" Roland sur leurs JV80/990/108/2080 etc, qui disposent de 10 structures différentes avec des modulateurs en anneaux, un booster, etc. La vraie particularité des Kurzweil, c'est bien cette étendue de possibilités. Et heureusement que les sonorités de base en bénéficient, empêchant d'office le K2600 d'être classé dans la catégorie des Rom Players.
Ce qui est fort, c'est qu'un programme peut avoir 32 layers: c'est à dire 32 sons mis en oeuvres via 32 algorithmes éventuellement différents! Chaque son peut alors être mappé sur le clavier par tessiture, par vélocité ou selon l'action de la modulation (tiens, encore un truc ou un éditeur graphique aurait été malin...Bon, j'arrête là).
A l'écoute, cette multitude de layers permet à l'instrument de sonner "vivant". Des sons ochestraux sonnent absolument différemment selon l'intensité de la frappe sur le clavier: ainsi, un programme peut donc correspondre à plusieurs sonorités radicalement différentes. C'est particulièrement utile pour les sons orchestraux ou de percus, tous convaincants. Les modulations (c'est à dire la matrice reliant une action physique sur un contrôleur externe avec la modification d'un paramètre du son) sont quasiment illimitées. C'est, à mon avis, le meilleur synthétiseur à base de samples dans ce domaine: les modulations MIDI infinies. Et, je ne sais pas pourquoi, je trouve que, pour une fois dans cet appareil, l'étendue des possibilités offerte dans le domaine a su rimer avec une relative simplicité.
Puisqu'on est dans les sons orchestraux, parlons de la fameuse Rom orchestral: là aussi, elle est très bonne, mais inégale. Elle est nettement plus convaincante sur les sons d'ensemble que sur les instruments solo (violons solo affreux...). Là, Kurzweil n'échappe pas à la médiocrité de tous les Rom Players qui présentent des sons figés, ou pire: d'affreux vibratos simulés à grands coups de LFO sinusoidaux...Pas du tout crédible. Et là encore, Kurzweil ne soutient pas 2 secondes la comparaison avec les solutions software dont le réalisme a considérablement gagné ces dernières années, avec des articulations dans tous les sens. La solution Yamaha ou Roland, consistant à sampler carrément des vibratos de vrais instruments, est un pis aller qui fournit des sons un peu "figés", mais qui, au final, sont plus crédibles pour peu qu'on les utilise à bon escient.
Les guitares sont passables: sur ce genre de sonorité, Kurzweil commence sérieusement à être décroché: le Motif et ses articulations/megavoice, offre un réalisme bien meilleur, il faut bien le reconnaître. Le K2600 ne fait pas mieux pour les guitares électriques: là, on est vraiment resté en 1995, pas en 2007. Ce n'est pas un jugement, c'est un constat.
Les pianos sonnent très bien. Je n'ai pas la ROM qui rajoute des 2 niveaux de vélocité, mais les pianos sonnent vraiment très bien: classe, aussi à l'aise dans le classique que la pop, c'est un point fort de l'instrument, l'un de ceux qui sont dignes d'un synthétiseur de 2007.
Les échantillons de piano électriques sont relativement peu nombreux, mais plutôt de qualité. Bien servi par les effets, le K2600 n'a pas à rougir sur ce point, même si ce n'est pas un point d'excellence.
Sur les sons de synthés à proprement parler: des échantillons des synthés les plus prestigieux sont présents, et sonnent bien. Les sons type prophet, oberheim sont tous bons. Mais mieux vaut ne pas trop toucher aux paramètres en temps réel (les filtres, par exemple), car alors l'illusion s'estompe: nous avons bien affaire à un (bon) synthé numérique, mais le Kurzweil, là non plus, n'a pas à rougir face à la concurrence.
La synthèse FM: si on lit bien certains forums et avis, le K2600 ferait de la synthèse FM. Oui, en quelque sorte, vu de loin par temps de brouillard, on peut approcher avec la synthèse VAST et le recours aux oscillateurs, le principe de la FM via certains algorithmes. De là à dire que le K2600 est un DX/TX qui sommeille, il y a un pas que je ne franchirai pas. Pourquoi? Parce que, avant d'arriver à faire un son FM (déjà difficile à faire sur un DX/TX sans parler d'un FS1R), sur un K2600, il va falloir passer un certain nombre d'heures (jours?) pour arriver à quelque chose qui sonne FM, si on y arrive. Par exemple (là encore, on va dire que je radote, mais tant pis), un G2 fait VRAIMENT de la synthèse FM, avec de vrais opérateurs et reproduit fidèlement tous les algorithmes originaux de Yamaha, avec le même nombre d'opérateurs. Un G2 est bluffant à coté d'un DX7 dont il sait reproduire pile poil l'architecture. Donc, pour qui veut le meilleur de la FM, ce n'est pas un K2600 qu'il vous faut.
La modélisation analogique: là encore, le K2600 serait capable, à l'aide d'oscillateurs (et non des samples) de faire des sonorité de type analogique virtuelle, comme un Clavia ou un Virus par exemple. Eh bien là encore, la réputation du K2600 est usurpée. Bien sûr, il peut produire des sons à base d'socillateurs qu'on retrouve sur les synthés d'antan (dent de scie, square, sinusoide,etc) et les triturer à travers ses algorithmes et ses effets. De là à dire qu'il s'agit d'une modélisation analogique, il y a là encore un pas que je ne franchirais pas. Comme je ne veux pas aller trop dans le détail, je me contenterai de dire que, s'agissant de sonorités de ce type, les Virus et Clavia, que je possède, sont infiniment plus à l'aise là-dedans qu'un Kurzweil qui tente de s'en approcher mais ne fait qu'effleurer. C'est cependant une superbe initiative de Kurzweil d'avoir intégré cette possibilité dans ses instruments, même si le résultat, honnête, n'est pas du tout à la hauteur des ténors du genre.
Pour terminer sur les sonorités, un dernier mot sur le KDFX: comme je le disais, c'est un point fort de l'instrument. Le seul reproche que je lui ferais, c'est qu'il se limite à 4 effets en insert: très en avance en 99, ça devient un peu limité de nos jours. Il sonne très bien, c'est à dire très naturel et très classe, sans en mettre plein la vue. Là au moins, Kurzweil a su rester un cran au dessus: au lieu d'effets baveux et m'as-tu-vu de certains concurrents, le K2600 offre un processeur digne d'un rack externe, de grande qualité et qui est un monstre à lui seul: son routing et sa flexibilité sont immenses, au prix d'une complexité là encore trop grande. Comme cet instrument bénéficie d'une conception très homogène, les modulations MIDI du KDFX sont parfaitement implantées et vastes (sans jeu de mot). On n'a pas l'impression d'avoir affaire à un processeur d'effet "rapporté" sur le reste de l'instrument, il est parfaitement intégré à cette plateforme. Pour qui a la chance d'avoir une option sampling installée, le KDFX se comportera comme un vrai rack d'effet grâce au "Live Mode": même si c'est de plus en plus répandu sur bien des synthétiseurs, c'est bien vu étant donné la qualité du KDFX. A noter que l'option sampling permet aussi d'utiliser un Vocoder (que je n'ai pas testé). Mine de rien, cette option sampling m'apparaît aujourd'hui assez indispensable, car elle permet de tirer le meilleur du K2600R en bypassant ses formes d'onde internes dont certaines sont évitables...Je regrette de n'avoir pu explorer plus avant cette dimension "processeur" du K2600R.
Attention: loin de moi l'idée de dénigrer cet excellent synthétiseur: un K2600 demeure, 8 ans après sa sortie, une vraie référence, incontournable sur bien des points, à l'indéniable professionalisme. Car c'est vrai que les marques "grand public" (Korg / Yamaha / Roland) se sont trop fichu de nous en sortant des nouveautés qui n'en étaient pas.
Mais, d'ailleurs: ce K2600 ne souffrirait-il pas du même mal? Car, au fond, un K2500 est-il bien différent? Eh bien non. Surtout si ce K2500 est équipé du KDFX. Un K2500 avec KDFX est identique à un K2600 à plus de 90%. Quand c'est Kurzweil qui fait peu évoluer ses instruments, on trouve que "c'est la classe", "Kurzweil fait évoluer son OS petit à petit en restant fidèle à ses principes", "on ne change pas un concept qui est toujours au somment de son art", etc. Et quand Yamaha nous pond un Motif tous les 4 ans, on insulte leurs produits en les brûlant sur l'autel de l'anti-marketing. Bref: Kurzweil a la carte, comme on dit. Ils peuvent faire n'importe quoi, ils sont adulés. Et celui qui pense le contraire est un inculte qui ne mérite que le goudron et les plumes.
Avant d'entrer dans le vif du sujet des sonorités, je dirais donc: voilà une marque très pro, sérieuse, qui mérite un immense respect, vraiment je le pense. Mais pas au point d'être inattaquable sur certains points et notamment l'évolution très lente de ses instruments ces dernières années: le K2600 sent le réchauffé!
Donc, les sonorités: évidemment, s'agissant d'un hybride, synthé/sampler, je ne vais pas me contenter du dire: le Kurzweil sonne BIEN ou MAL. Il sonne selon l'utilisation qu'on en fait.
Essayons de nous mouiller un peu quand même en regardant tout cela pas type de sonorité.
Prenons, pour commencer le mode KB3. Est-ce que ça sonne? Moui, c'est pas mal. Superbe? Non. Incroyable de fidélité? Non plus. C'est une bonne modélisation (c'est d'ailleurs sa grande qualité: c'est une modélisation, et on peut jouer sur les tirettes comme sur un vrai!), très conviviale et pratique, qui va à l'essentiel. Mais on fait désormais bien mieux en informatique (Charlie, B4, Emagic EVB3...). Même le KDFX ne parvient pas à rattraper totalement la sauce. Les clics, le leakage, la simulation de Leslie sont bien là, mais ne font pas illusion. A planquer au fond d'un mix, donc. Mais si on raisonne uniquement hardware, alors oui, c'est bien. Par exemple, le Motif a des orgues qui sonnent aussi bien voire mieux, mais ne sera pas aussi flexible dans l'édition. Le KB3: plutôt un bon point, finalement.
Les sons de percus et les kits rythmiques ne sont pas mappés comme sur tous les autres synthés: c'est pourtant devenu plus ou moins une convention, mais Kurzweil se la joue à part sur le sujet. Alors on doit tout remapper, ou bricoler son séquenceur pour remettre un peu d'ordre là-dedans. Les kits pop/rock sont de bonne facture, sans plus. En revanche, les cartes optionnelles donnent droit à des percus World du plus bel effet. Les percus indiennes sont très réussies, par exemple, un must. Curieux: l'absence quasi totale de sample rap/R'n'B/Techno...Le K2600 reste très traditionnel et semble avoir misé sur le fait que les amateurs de ces styles musicaux importeraient leurs propres samples. Kurzweil ne court après aucune mode, ce n'est pas forcément un défaut en soi.
Vient ensuite la fameuse synthèse Vast: le principe, c'est de considérer que chaque programme n'obéit pas à une architecture figée: les oscillateurs, filtres, enveloppes, samples...peuvent être agencés de multiples façons. Il est absolument évident que cela décuple les possibilités d'édition de l'engin. Les samples chargés dans la mémoire bénéficient du même traitement que les samples en ROM, et même les sources externes lorsque l'option sampling ou ADAT est installée. Les résultats sont imprévisibles, c'est une qualité de l'appareil, mais ces résultats, bruts de fonderie, sont rarement musicaux de prime abord. Un gros travail reste nécessaire pour donner une musicalité à un son en partant de zéro. Cela rappelle un peu, en beaucoup plus complet, le principe des "structures" Roland sur leurs JV80/990/108/2080 etc, qui disposent de 10 structures différentes avec des modulateurs en anneaux, un booster, etc. La vraie particularité des Kurzweil, c'est bien cette étendue de possibilités. Et heureusement que les sonorités de base en bénéficient, empêchant d'office le K2600 d'être classé dans la catégorie des Rom Players.
Ce qui est fort, c'est qu'un programme peut avoir 32 layers: c'est à dire 32 sons mis en oeuvres via 32 algorithmes éventuellement différents! Chaque son peut alors être mappé sur le clavier par tessiture, par vélocité ou selon l'action de la modulation (tiens, encore un truc ou un éditeur graphique aurait été malin...Bon, j'arrête là).
A l'écoute, cette multitude de layers permet à l'instrument de sonner "vivant". Des sons ochestraux sonnent absolument différemment selon l'intensité de la frappe sur le clavier: ainsi, un programme peut donc correspondre à plusieurs sonorités radicalement différentes. C'est particulièrement utile pour les sons orchestraux ou de percus, tous convaincants. Les modulations (c'est à dire la matrice reliant une action physique sur un contrôleur externe avec la modification d'un paramètre du son) sont quasiment illimitées. C'est, à mon avis, le meilleur synthétiseur à base de samples dans ce domaine: les modulations MIDI infinies. Et, je ne sais pas pourquoi, je trouve que, pour une fois dans cet appareil, l'étendue des possibilités offerte dans le domaine a su rimer avec une relative simplicité.
Puisqu'on est dans les sons orchestraux, parlons de la fameuse Rom orchestral: là aussi, elle est très bonne, mais inégale. Elle est nettement plus convaincante sur les sons d'ensemble que sur les instruments solo (violons solo affreux...). Là, Kurzweil n'échappe pas à la médiocrité de tous les Rom Players qui présentent des sons figés, ou pire: d'affreux vibratos simulés à grands coups de LFO sinusoidaux...Pas du tout crédible. Et là encore, Kurzweil ne soutient pas 2 secondes la comparaison avec les solutions software dont le réalisme a considérablement gagné ces dernières années, avec des articulations dans tous les sens. La solution Yamaha ou Roland, consistant à sampler carrément des vibratos de vrais instruments, est un pis aller qui fournit des sons un peu "figés", mais qui, au final, sont plus crédibles pour peu qu'on les utilise à bon escient.
Les guitares sont passables: sur ce genre de sonorité, Kurzweil commence sérieusement à être décroché: le Motif et ses articulations/megavoice, offre un réalisme bien meilleur, il faut bien le reconnaître. Le K2600 ne fait pas mieux pour les guitares électriques: là, on est vraiment resté en 1995, pas en 2007. Ce n'est pas un jugement, c'est un constat.
Les pianos sonnent très bien. Je n'ai pas la ROM qui rajoute des 2 niveaux de vélocité, mais les pianos sonnent vraiment très bien: classe, aussi à l'aise dans le classique que la pop, c'est un point fort de l'instrument, l'un de ceux qui sont dignes d'un synthétiseur de 2007.
Les échantillons de piano électriques sont relativement peu nombreux, mais plutôt de qualité. Bien servi par les effets, le K2600 n'a pas à rougir sur ce point, même si ce n'est pas un point d'excellence.
Sur les sons de synthés à proprement parler: des échantillons des synthés les plus prestigieux sont présents, et sonnent bien. Les sons type prophet, oberheim sont tous bons. Mais mieux vaut ne pas trop toucher aux paramètres en temps réel (les filtres, par exemple), car alors l'illusion s'estompe: nous avons bien affaire à un (bon) synthé numérique, mais le Kurzweil, là non plus, n'a pas à rougir face à la concurrence.
La synthèse FM: si on lit bien certains forums et avis, le K2600 ferait de la synthèse FM. Oui, en quelque sorte, vu de loin par temps de brouillard, on peut approcher avec la synthèse VAST et le recours aux oscillateurs, le principe de la FM via certains algorithmes. De là à dire que le K2600 est un DX/TX qui sommeille, il y a un pas que je ne franchirai pas. Pourquoi? Parce que, avant d'arriver à faire un son FM (déjà difficile à faire sur un DX/TX sans parler d'un FS1R), sur un K2600, il va falloir passer un certain nombre d'heures (jours?) pour arriver à quelque chose qui sonne FM, si on y arrive. Par exemple (là encore, on va dire que je radote, mais tant pis), un G2 fait VRAIMENT de la synthèse FM, avec de vrais opérateurs et reproduit fidèlement tous les algorithmes originaux de Yamaha, avec le même nombre d'opérateurs. Un G2 est bluffant à coté d'un DX7 dont il sait reproduire pile poil l'architecture. Donc, pour qui veut le meilleur de la FM, ce n'est pas un K2600 qu'il vous faut.
La modélisation analogique: là encore, le K2600 serait capable, à l'aide d'oscillateurs (et non des samples) de faire des sonorité de type analogique virtuelle, comme un Clavia ou un Virus par exemple. Eh bien là encore, la réputation du K2600 est usurpée. Bien sûr, il peut produire des sons à base d'socillateurs qu'on retrouve sur les synthés d'antan (dent de scie, square, sinusoide,etc) et les triturer à travers ses algorithmes et ses effets. De là à dire qu'il s'agit d'une modélisation analogique, il y a là encore un pas que je ne franchirais pas. Comme je ne veux pas aller trop dans le détail, je me contenterai de dire que, s'agissant de sonorités de ce type, les Virus et Clavia, que je possède, sont infiniment plus à l'aise là-dedans qu'un Kurzweil qui tente de s'en approcher mais ne fait qu'effleurer. C'est cependant une superbe initiative de Kurzweil d'avoir intégré cette possibilité dans ses instruments, même si le résultat, honnête, n'est pas du tout à la hauteur des ténors du genre.
Pour terminer sur les sonorités, un dernier mot sur le KDFX: comme je le disais, c'est un point fort de l'instrument. Le seul reproche que je lui ferais, c'est qu'il se limite à 4 effets en insert: très en avance en 99, ça devient un peu limité de nos jours. Il sonne très bien, c'est à dire très naturel et très classe, sans en mettre plein la vue. Là au moins, Kurzweil a su rester un cran au dessus: au lieu d'effets baveux et m'as-tu-vu de certains concurrents, le K2600 offre un processeur digne d'un rack externe, de grande qualité et qui est un monstre à lui seul: son routing et sa flexibilité sont immenses, au prix d'une complexité là encore trop grande. Comme cet instrument bénéficie d'une conception très homogène, les modulations MIDI du KDFX sont parfaitement implantées et vastes (sans jeu de mot). On n'a pas l'impression d'avoir affaire à un processeur d'effet "rapporté" sur le reste de l'instrument, il est parfaitement intégré à cette plateforme. Pour qui a la chance d'avoir une option sampling installée, le KDFX se comportera comme un vrai rack d'effet grâce au "Live Mode": même si c'est de plus en plus répandu sur bien des synthétiseurs, c'est bien vu étant donné la qualité du KDFX. A noter que l'option sampling permet aussi d'utiliser un Vocoder (que je n'ai pas testé). Mine de rien, cette option sampling m'apparaît aujourd'hui assez indispensable, car elle permet de tirer le meilleur du K2600R en bypassant ses formes d'onde internes dont certaines sont évitables...Je regrette de n'avoir pu explorer plus avant cette dimension "processeur" du K2600R.
Je n'ai pas été vraiment conquis par le K2600R. Non seulement il n'a pas vraiment répondu à toutes mes attentes en termes de sonorités, mais il s'est avéré d'une complexité bien trop grande malgré mes efforts. Je ne conteste pas l'éventualité d'être passé "à côté" du concept, de même que je ne mets aucunement en doute l'honnêteté intellectuelle des personnes qui en ont dit le plus grand bien sur ce site: ce sont manifestement des passionnés dont la façon de travailler correspond à la philosophie de l'instrument.
Pour ma part, j'ai d'abord cru que j'étais incapable d'en sortir quoique ce soit de bon. Trifouillant les algorithmes, modifiant les filtres/shapers etc., les effets, j'ai sans cesse été frustré par le résultat obtenu ( "tout ça pour ça? " ). Si c'était une simple question de temps, pourquoi pas, mais j'ai l'impression que ce n'est même pas le cas. Pour en avoir le coeur net, j'ai téléchargé sur le net de nombreux programmes gratuits pour les K2000/K2500/K2600, bâtis par des spécialistes et des utilisateurs aguerris. A part quelques bonnes banques analo / FM que j'ai trouvées de bonne facture, le reste ne m'a pas paru avoir d'intérêt particulier en 2007 au regard de la concurrence ou du monde du Software. Bien sûr, j'ai un immense respect pour cette marque et ses ingénieurs quand on pense que cet instrument est sorti au siècle dernier. A cette époque, le K2600 avait bonne mine et était un fleuron indiscutable de la manufacture électronique, à une époque ou le Nord Modular n'était qu'un concept en pré-étude, les banques orchestrales ou les pianos de plusieurs Go ne hantaient pas encore nos disques durs, les analogiques virtuels balbutiaient et les Rom Players se contentaient de rajouter un Filtre, un VCA, un LFO et un processeur d'effet métallique à une banque d'échantillons à la mode . Mais l'écoute du K2600 et de ses sonorités parfois hors d'âge me laisse un goût mitigé, et je m'en suis séparé sans trop de regret.
A ceux qui veulent en acquérir un, je leur dis ceci:
- Vous pouvez, mais pas à n'importe quel prix.
- le K2600R est un synthétiseur puissant et varié, peut être le plus au monde.
- Il a des qualité audio indéniables, des possibilité d'édition hors-normes et très poussées, des modulations MIDI extraordinaires.
- Les traitements internes, y compris dans l'éditeur de samples, sont presque tous très bons.
- Il a un processeur d'effet du tonnerre, très classe!
- Beaucoup d'information, de sons, de documentations circulent sur le net grâce à une communauté de passionnés toujours très active!
mais:
- Il commence à vieillir sérieusement, y compris au niveau technique (SCSI, lecteur disquette...). Le K2661 a corrigé en partie ces défauts sur les aspects techniques.
- ses options sont chères quand on les trouve et parfois difficiles à installer, le support n'est plus assuré en France: gare à la boulette ou à la panne.
- Les Kurzweil sont surcotés en général, surtout les K2600 par rapport aux K2500.
- Vous avez intérêt à aimer la synthèse pure et les longues soirées d'hiver pour bricoler un son qui ne sonnera pas toujours mieux que la concurrence (mais parfois, oui.)
- le Kurzweil fait un peu tout, mais n'est pas (ou plus) le meilleur dans tout. Pour moi, il n'est intéressant que pour ceux qui ne jurent que par le Hardware et qui ne veulent pas avoir 10 machines. Car le Kurzweil est à lui seul 10 machines! C'est une qualité et un défaut à la fois. Quand on veut tout faire, on place la barre très haut et, avec le temps, la comparaison devient un peu difficile.
- On n'est pas efficace en studio quand on veut travailler sur ce genre d'instruments, car le ratio résultat obtenu / temps passé n'est pas très bon.
Pour ceux qui lisent l'anglais, je vous invite à lire le test publié il y a déjà 3 ans par Sound on Sound sur le K2661:
http://www.soundonsound.com/sos/may04/articles/kurzweilk2661.htm
Leur conclusion est très juste et colle bien au K2600R...
Espérant avoir été le plus juste possible sur ce qui reste un bon synthétiseur avec certaines fonctionnalités hors normes.
Pour ma part, j'ai d'abord cru que j'étais incapable d'en sortir quoique ce soit de bon. Trifouillant les algorithmes, modifiant les filtres/shapers etc., les effets, j'ai sans cesse été frustré par le résultat obtenu ( "tout ça pour ça? " ). Si c'était une simple question de temps, pourquoi pas, mais j'ai l'impression que ce n'est même pas le cas. Pour en avoir le coeur net, j'ai téléchargé sur le net de nombreux programmes gratuits pour les K2000/K2500/K2600, bâtis par des spécialistes et des utilisateurs aguerris. A part quelques bonnes banques analo / FM que j'ai trouvées de bonne facture, le reste ne m'a pas paru avoir d'intérêt particulier en 2007 au regard de la concurrence ou du monde du Software. Bien sûr, j'ai un immense respect pour cette marque et ses ingénieurs quand on pense que cet instrument est sorti au siècle dernier. A cette époque, le K2600 avait bonne mine et était un fleuron indiscutable de la manufacture électronique, à une époque ou le Nord Modular n'était qu'un concept en pré-étude, les banques orchestrales ou les pianos de plusieurs Go ne hantaient pas encore nos disques durs, les analogiques virtuels balbutiaient et les Rom Players se contentaient de rajouter un Filtre, un VCA, un LFO et un processeur d'effet métallique à une banque d'échantillons à la mode . Mais l'écoute du K2600 et de ses sonorités parfois hors d'âge me laisse un goût mitigé, et je m'en suis séparé sans trop de regret.
A ceux qui veulent en acquérir un, je leur dis ceci:
- Vous pouvez, mais pas à n'importe quel prix.
- le K2600R est un synthétiseur puissant et varié, peut être le plus au monde.
- Il a des qualité audio indéniables, des possibilité d'édition hors-normes et très poussées, des modulations MIDI extraordinaires.
- Les traitements internes, y compris dans l'éditeur de samples, sont presque tous très bons.
- Il a un processeur d'effet du tonnerre, très classe!
- Beaucoup d'information, de sons, de documentations circulent sur le net grâce à une communauté de passionnés toujours très active!
mais:
- Il commence à vieillir sérieusement, y compris au niveau technique (SCSI, lecteur disquette...). Le K2661 a corrigé en partie ces défauts sur les aspects techniques.
- ses options sont chères quand on les trouve et parfois difficiles à installer, le support n'est plus assuré en France: gare à la boulette ou à la panne.
- Les Kurzweil sont surcotés en général, surtout les K2600 par rapport aux K2500.
- Vous avez intérêt à aimer la synthèse pure et les longues soirées d'hiver pour bricoler un son qui ne sonnera pas toujours mieux que la concurrence (mais parfois, oui.)
- le Kurzweil fait un peu tout, mais n'est pas (ou plus) le meilleur dans tout. Pour moi, il n'est intéressant que pour ceux qui ne jurent que par le Hardware et qui ne veulent pas avoir 10 machines. Car le Kurzweil est à lui seul 10 machines! C'est une qualité et un défaut à la fois. Quand on veut tout faire, on place la barre très haut et, avec le temps, la comparaison devient un peu difficile.
- On n'est pas efficace en studio quand on veut travailler sur ce genre d'instruments, car le ratio résultat obtenu / temps passé n'est pas très bon.
Pour ceux qui lisent l'anglais, je vous invite à lire le test publié il y a déjà 3 ans par Sound on Sound sur le K2661:
http://www.soundonsound.com/sos/may04/articles/kurzweilk2661.htm
Leur conclusion est très juste et colle bien au K2600R...
Espérant avoir été le plus juste possible sur ce qui reste un bon synthétiseur avec certaines fonctionnalités hors normes.


